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Bénin – Afrique
La jeunesse béninoise dans un entreprenariat agricole productif pour
l’Afrique et le monde
Kinshasa, le 18/10/2011
Pour participer au développement et au changement de leur société, les jeunes béninois dans l’Afrique de l’Ouest deviennent de plus en plus entrepreneurs, surtout dans le domaine agricole. Initiative saluée par plus d’un observateur.
« Actuellement nous sommes capables de produire par jour plus de 2000 cartons de 24 canettes, car nous avons des équipements de transformation d’ananas », témoigne Dieudonné Alladi, jeune d’une
vingtaine d’années, Directeur de Promo-fruit Bénin (PFB), une structure qui fait la promotion des fruits, en général, et d’ananas en particulier dans l’Afrique de l’Ouest.
Selon lui, depuis 2001, avec ses 15 agents permanents et une quarantaine d’agents occasionnels, tous des jeunes, des milliers des gens en Afrique et dans le monde bénéficient des jus d’ananas IRA
(Initiative pour la relance de l’ananas) produit par PFB.
« Des agents permanents et occasionnels dépassent ainsi le chômage et luttent contre la pauvreté par leurs travail », ajoute Alladi.
De son côté, Laurette Dossou-yovo, béninoise de 24 ans et coordonnatrice de Provenderie laurra et fils (PLF), centre de production d’aliment pour les bétails basé à Djougou, au nord du Bénin, indique à IPS que grâce à son entreprenariat, PLF produit entre 10 et 15 tonnes d’aliments pour les bétails et rend ainsi service à des dizaines d’éleveurs d’Afrique de l’Ouest.
Songhaï, centre régional d’excellence basé à Porto-Novo (Bénin) renseigne dans son dépliant que depuis sa création, en 1985, par le père Godfrey Nzamujo, ce centre a « changé la vie des milliers des jeunes africains qui se sont affranchis du désœuvrement et se sont révélés bon entrepreneurs ».
L’entreprenariat de la jeunesse béninoise dans le domaine agricole entre dans la logique du Réseau mondial de la jeunesse pour l’innovation (RMJI).
Lors de la cérémonie du lancement officiel de l’atelier-foire sur « jeunes entrepreneurs, agents du changement à Cotonou, le 10 octobre 2011, Mohamed Beavogui, Directeur du Fonds international pour le développement agricole (FIDA), a reconnu que « les jeunes constituent un groupe cible et une ressource très importante dans la sous-région ».
Les jeunes « continueront à jouer le rôle proactif dans la promotion, l’appui et l’investissement dans les programmes susceptibles d’améliorer l’agro-autonomisation et l’entreprenariat chez les jeunes », a-t-il indiqué.
Car, « le chômage constitue un véritable problème dans les zones rurales des pays en voie de développement, dans lesquels environ 70 pour cent des personnes les plus pauvres du monde vivent», a ajouté Beavogui.
« Le problème du chômage chez les jeunes a comme corollaires : la faim, la pauvreté, l’exode rural, la délinquance juvénile, la toxicomanie, l’insécurité, la recrudescence de la criminalité… », a renchéri Issifou Kagui Ndouro, Ministre d’Etat béninois de la Défense nationale, parlant au nom du Chef de l’Etat.
L’entreprenariat de la jeunesse béninoise a incité d’autres jeunes présents à la conférence de Cotonou à prendre des décisions pour résoudre petit à petit les problèmes que connaissent les jeunes du monde en général et de l’Afrique en particulier.
« Je vais moi aussi m’efforcer à prendre des responsabilités en mains pour un entreprenariat productif dans le domaine agricole pour participer au développement et au changement », a indiqué à IPS Mamadou Wagou, malien de 22 ans rencontré au Palais des conférences de Cotonou.
«Il faudra du temps et de bonne volonté pour obtenir de bons résultats. Je ne manquerai pas de me lancer dans un bon entreprenariat agricole productif dès mon retour », a conclu Ratoejanahary Mrado, jeune fille de 20 ans venue d’Antananarivo, capitale de Madagascar.
Badylon Kawanda
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