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Réforme de l’ESU
Un forum d’échange entre Mashako et les bailleurs de fonds
Kinshasa, le 09/07/2010
Le ministre de l’ESU, le prof Léonard Mashako Mamba a présidé hier jeudi en son cabinet de travail un forum d’échange avec les bailleurs de fonds et autres partenaires multi et bilatéraux, dans le cadre de l’apport qu’attend d’eux le gouvernement de la République pour soutenir la réforme de l’enseignement supérieur et universitaire.
Il était question de transmettre aux uns et aux autres la vision du gouvernement qui est déterminé de redorer le blason du secteur de l’ESU terni pendant des lustres jusqu’à lui faire perdre la place de choix qui était le sien à l’accession du pays à l’indépendance.
Dans cette perspective, le ministre Mashako a fait part à ses interlocuteurs des préoccupations du gouvernement qui attend d’eux un soutien en finançant des projets bancables qui concourent à la promotion de l’enseignement national engagé dans le processus de Bologne, avec le renforcement du LMD (Licence Master Doctorat).
Entrent également en ligne de compte la généralisation des Nouvelles techniques de l’information et de la communication (NTIC), la place de choix que doit occuper l’enseignement de l’anglais dans les universités et les instituts supérieurs.
Toute cette panoplie d’innovations ne peut réussir que si les infrastructures suivent. C’est ici que l’appel du ministre en direction de nos bailleurs traditionnels prend tout son sens.
En effet, la part insignifiante que le budget de la République réserve à l’ESU en particulier et à de nombreux autres secteurs à caractère social en général, oblige l’animateur N°I à lorgner vers d’autres sources de qui il attend la contribution dans la construction et ou réhabilitation des bâtiments pour auditoires ou des homes, les équipements de laboratoires, des salles des cours de langues, etc.
Déjà dès la rentrée académique 2010-2011 des cellules de l’Assurance- Qualité seront ouvertes au niveau de chaque établissement.
Auparavant, le ministre avait expliqué à l’assistance les efforts palpables de redressement du secteur qu’il a entrepris et qu’il continue d’entreprendre afin d’éliminer progressivement la médiocrité que tout le peuple regrettait. Il a évoqué les résultats de l’audit organisationnel qu’il a mené pour décourager les opérateurs économiques qui se sont infiltrés dans le secteur de l’ESU et qui ne faisaient aucun effort pour que le pays dispose d’une élite bien formée selon les standards internationaux.
Des promoteurs incorrigibles ont été sanctionnés sanas autre forme de procès. La tolérance Zéro ici a porté ses fruits.
A la fin de la concertation, les deux parties se sont convenus de mettre en place un cadre de travail permanent pour soutenir les projets bancables devant refonder et développer le secteur de l’ESU.
Le plan stratégique national est également attendu avec beaucoup de patience par les interlocuteurs du ministre Mashako qui n’ont pas manqué de saluer le combat qu’il mène pour un enseignement de qualité en RDC, qui a tout intérêt à renouer avec son passé de grand pays en matière de formation de l’élite de demain.
Etaient autour du ministre de l’ESU les délégués et experts de l’OMS, Unesco, Bad, Banque Mondiale, Jica, etc.
B. Badi Badi
La Pros.
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