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L’Honorable Léon Mondole plaide pour un toilettage au sein de la société civile !
Kinshasa, le 07/02/2010
Réuni en séance plénière le vendredi 5 février dernier, le Sénat a adopté le projet de loi sur la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI).
Ce projet de loi venait d’être harmonisé par une commission spéciale composée des membres de la commission Politique, administrative et juridique et celle en charge des Relations avec les institutions provinciales et les entités décentralisées.
Le dit projet de loi a subi quelques modifications autour de l’implication de la société civile dans la composition du bureau de la CENI. Alors que la chambre basse n’avait pas retenu la présence des délégués de la société civile au sein du bureau de la CENI, le Sénat s’est plutôt penché pour la présence des acteurs de la société civile.
Se confiant à la presse à qui il a donné sa position, l’honorable Léon Mondole Esso Libanza s’est prononcé pour l’implication de la société civile mais lui conseille absolument la neutralité.
Le Sénat a bien fait de corriger l’erreur de l’Assemblée Nationale qui avait opté pour l’exclusion de la société civile, a-t-il déclaré. Il a souligné avec force que la société civile est indispensable dans le fonctionnement de la commission électorale.
Il a fait remarquer que ce regroupement est une véritable représentation des sans voix et par conséquent doit siéger à la CENI pour faire la juste mesure et orienter les choses avec un regard neutre face aux politiciens qui ne jurent que par le pouvoir.
Se référant à ce qui se pratique sous d’autres cieux, l’honorable Léon Mondole a estimé que la société civile ne peut pas ne pas se retrouver dans une structure qui gère les échéances électorales. Elle doit y être afin que soit respecté le principe de neutralité.
Les élections étant l’affaire des politiciens, ces derniers ne peuvent pas évoluer entre eux seuls, il faut bien un contre poids, a expliqué le député.
La société civile doit laver son linge sale en famille
Si le parlement en est arrivé à ne pas retenir la société civile, c’est en fonction du passé lourd de reproches que traînent derrière eux les acteurs de ce regroupement. Ils sont versatiles. Mais qu’à cela ne tienne, les députés ne devraient pas du tout oublier ces gens là qui représentent directement la population, comme le veut notre monde, a expliqué l’honorable Mondole.
Désormais, conseille-t-il, la société civile a intérêt à se comporter en véritable meneur d’hommes et des femmes crédibles pour une gouvernance responsable et faite de transparence.
On ne doit plus entendre parler des politiciens, ministre, députés ou sénateurs qui se déclarent membre de la société civile pendant qu’ils sont au pouvoir. Ou on est politicien et l’on cesse de se réclamer de la société civile, ou l’on fait partie de celle-ci et l’on continue de s’abstenir de faire la politique. On ne peut pas faire quelque chose et son contraire à la fois.
La Prospérité
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