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La crainte de l’Eternel !
Kinshasa, le 18/12/2009
C’est dans 8 jours exactement, soit le 25 décembre prochain, que les chrétiens vont commémorer la fête de la nativité. Bien que beaucoup de chercheurs affirment que ce n’est qu’une date conventionnelle, la naissance de Jésus Christ revêt tout un sens, tant elle symbolise un nouveau départ ; si pas une nouvelle vie, différente de celle que l’on menait avant. C’est une nouvelle étape dans laquelle quelqu’un s’engage à ne plus conduire seul sa vie, au gré de ses sentiments et autres motions. Mais que plutôt, c’est un autre être, un maître divin qui s’en occupera. Devant cet Etre Suprême, l’homme, qu’il soit de sexe féminin ou masculin, doit avoir une crainte révérencielle, c’est que l’on appelle « la crainte de Dieu », qui pousse tout être humain à éviter le mal et à ne faire que le bien. Jaynet Kabila, présidente de la Fondation Mzee Kabila doit l’avoir bien perçu en organisant du jeudi 17 au vendredi 18 décembre 2009, une conférence pour une collaboration systématique avec les entités religieuses. Objectifs, non seulement renforcer les capacités des Chefs Religieux en vue de relever le défis de stigmatisation, discrimination, ségrégation et rejet…, mais amener les leaders de confession religieuse afin qu’ils jouent le rôle capital de plaidoyer sur les questions de gestion et de coordination des activités de lutte contre le VIH/SIDA au niveau de leurs communautés respectives et au niveau national. En d’autres termes, il s’est agi d’inviter ces derniers à enseigner à leurs fidèles la crainte de l’Eternel, au-delà de la fidélité, de l’abstinence ou encore du port des préservatifs. Car, la crainte de l’Eternel, qui est le commencement de la sagesse, commanderait tout homme à modérer sa conduite, à se conformer à ce qu’est la volonté de Dieu. De la sorte, le taux des personnes infectées ou affectées serait sensiblement réduit. Y parviendront-ils, les leaders religieux ? Toute la question est là. Déjà, des inquiétudes ont apparu dans le chef de responsables religieux, dont la plupart ne voient pas par où commencer pour parler à leurs fidèles le port du préservatif. L’on estime qu’il ne faut pas faire une chose et son contraire. En effet, évoquer le port du condom reviendrait à encourager les rapports sexuels, a-t-on laissé entendre. Est-ce que le seul enseignement suffirait à changer le comportement sexuel de plus d’un ? Les analystes estiment que la voie par excellence pour aboutir à un résultat positif, c’est la sensibilisation au VIH.
La Pros.
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