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UDPS
André Diatezulwa : « un Parti Politique ne peut pas exister sans base »
Kinshasa, le 01/12/2009
Le Secrétaire Exécutif national de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), André Gautier Diatezulwa sort de son grand silence. Dans une interview exclusive accorde au Journal La Prospérité, le Chef de l’Exécutif du Parti cher à Etienne Tshisekedi a passé en revue toutes les grandes questions d’actualité de ces derniers mois.
Il a évoqué tour à tour la situation générale du parti, la légitimité des organes de base du Parti issus du 1er Congrès ainsi que le niveau des contacts avec le président du Parti.
Par ailleurs, André Gautier a convié tous les militants et militantes de rester vigilants, de ne pas se laisser distraire par qui que ce soit, car, soutient-il, il n’y a pas deux UDPS. Il y a seulement une seule UDPS avec le président Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Un Parti Politique ne peut pas exister sans base, moins encore avec deux ou trois personnes seulement, a-t-il martelé.
Lisez ci-dessous l’intégralité de cet entretien.
Q/ M. André Gautier Diatezulwa bonjour !
R/Bonjour Monsieur le Journaliste d’un grand Quotidien
Q/ Quelle est la situation générale de l’heure, sur la marche du Parti ?
R/ La situation générale du Parti est bonne. Les militantes et militants ont le vent en poupe. Je pense que vous l’aviez constaté vous-même, le lundi 23 novembre dernier à la Paroisse Sainte Anne, lors de la manifestation sur l’installation officielle des Cadres des structures de base. L’engouement terrible que vous avez vu sur le lieu, je vous le dis, on n’avait fourni aucun effort. Le tout s’est passé de bouche à oreille. C’est pour vous rassurer que le Parti va bien, tous les organes stratégiques issus du 1er Congrès fonctionnent en bonne et du forme.
Q/ Après la restructuration des fédérations de Kinshasa, quelle est la prochaine étape ?
R/ La prochaine étape ce sera à l’intérieur du pays. Et d’ailleurs il faut préciser qu’à la manifestation de Sainte Anne, nous avions procédé également à titre symbolique à l’installation de tous les Cadres de l’Exécutif de base de toutes les provinces de la République. On n’attend à présent que les listes qui doivent nous parvenir incessamment pour procéder à la nomination.
Je suis en contact régulier avec toutes les provinces, en commençant par les présidents fédéraux, sectionnaires et cellulaires. Lubumbashi m’a déjà appelé pour dire qu’au Katanga tout est fin prêt. Au Bas-Congo, ce dimanche 29 novembre, il y a eu une grande rencontre à Matadi pour cette même activité. Le samedi 28 novembre, j’étais en contact avec Boma qui s’organise déjà. A Mbuji-Mayi, Kananga et Tshikapa tout est terminé. Au moment où nous parlons, il y a quelqu’un qui est déjà à Kisangani. A l’Equateur, notre ami Jean Claude Mbongo, à Mbandaka m’a garanti que tout est au point. Bientôt, nous allons nous réunir avec nos amis de Maniema et ceux de Sud et du Nord Kivu pour procéder à la réinstallation. Bien plus, Aru et Bunia m’ont appelé, nous nous préparons pour aller là-bas. Je suis sollicité partout...
Q/ M. André Gautier, on sent que tout bouge à l’UDPS depuis votre arrivée à l’Exécutif du Parti, quel est votre secret ?
R/ Il n’y a pas de secret. C’est seulement l’amour du travail, l’ambition de vouloir bien faire quelque chose. Et pour nous dans l’UDPS, nous appliquons le mot d’ordre du président national, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Pour lui, un Parti Politique n’existe pas sans base, et moi je le confirme, tout en se moquant de ceux là qui se réclament d’un Parti sans base, avec seulement deux ou trois personnes. Tu sais bien que le pouvoir émane du peuple, et ce peuple se trouve à la base. Je mesure bien l’importance, car j’ai été Député pendant 22 ans, et j’étais élu dans ma circonscription électorale. C’est pourquoi nous jetons notre dévolu à organiser d’abord la base.
Q/ Parlons-en un peu. Il est connu de tout le monde que l’UDPS votre Parti est divisé, voire subdivisé, qu’en dites-vous ?
L’UDPS n’est pas divisée. Il y a seulement des gens qui ont certaines idées et qui veulent manifester leur position, tant mieux. Mais l’UDPS reste indivisible. Elle a un seul leader, le président Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Je vous dis qu’un Parti Politique, c’est d’abord la base, les combattantes et combattants. Et dans la pyramide vous avez le Congrès. Le tout 1er Congrès de l’UDPS a eu lieu, et il a mis en place des nouveaux organes de base.
Je précise que depuis l’absence du président national, par un acte de décision, Etienne Tshisekedi avait donné le pouvoir au Collège des Fondateurs d’assumer collégialement la présidence du Parti. Et depuis lors, les décisions sont prises en directoire, c’est-à-dire ensemble avec le Collège des Fondateurs. Toute grande décision qui ne bénéficie pas de l’appui du Collège des Fondateurs n’a pas force de loi. Une autre précision de taille : le poste de Secrétaire Général n’existe nulle part à l’UDPS. Conformément au statut issu du 1er Congrès, l’Assemblée avait décidé que le Secrétaire du Comité Exécutif national soit élu et non nommé par qui que ce soit. J’ai été élu, et je ne suis pas seul, je travaille avec mes trois adjoints qui ont été également élus. Ils assument chacun une tâche bien précise.
Q/ Avez-vous des contacts réguliers avec le président national, comment se porte-t-il ?
R/ Le président se porte bien. Le jeudi 26 novembre dernier, tous les quatre fondateurs et moi, avions rencontré un émissaire du président national qui est venu de Bruxelles. Le président lui avait demandé de nous rencontrer. Il nous a dit que le président se prote bien, il a tout simplement besoin du repos, et nous on ne peut pas chaque fois l’accablé pour des nouvelles alarmante qui ne valent pas du toit la peine. Là où il y a les fondateurs, c’est là où il y a l’autorité morale.
Q/ Nous avions appris que le président vient de faire un mouvement de Bruxelles pour l’Afrique du Sud, êtes-vous au courant ?
R/ J’ai appris la nouvelle comme vous, mais de la bouche de celui qu’il a chargé de nous contacter, il ne nous a pas parlé de cela. Mais si tel es le cas, il devrait nous le dire, et nous attendons.
Q/ Quelles sont vos propres ambitions pour les prochaines élections ?
R/ Ho, mes propres ambitions ! J’ai beaucoup d’ambitions, d’abord de réussir les élections locales, municipales et urbaines sur toute l’étendue de la République. Ensuite de m’assurer que le président national sera le prochain président de la République, à partir de l’élection présidentielle de 2011.
Q/ Est-ce que vous avez des contacts permanents avec la CEI ?
Ecoutez, l’UDPS c’est un Parti qui est bien structuré et qui a été refondé au terme du 1er Congrès du mois d’avril 2008. Nous avons un Secrétaire national qui est chargé des relations avec la CEI. Nous avons également dans ce sens, des relations étroites avec le PNUD. De ce coté là, il n’ y a pas de problème.
Mais je pense que vous aviez suivi, nous avions regretté tout simplement, le fait que la CEI avait accrédité même des personnes porteuses de faux documents pendant l’opération de la révision du fichier électoral.
Je vous signale que la direction politique du Parti, a déjà présenté à la MONUC et au PNUD, la position de l’UDPS sur ce que sera la CENI. Nous avons la culture d’anticiper les choses.
Q/ Avez-vous peut être un dernier mot ?
R/ Oui, avant tout, je tiens à féliciter la population de Mbuji-Mayi pour l’accueil chaleureux qu’ils ont réservé au Chef de l’Etat à l’occasion de son passage dans cette ville. C’est un devoir civique de bien accueillir le chef de l’Etat partout au pays, quelles que soient les tendances politiques, parce que demain ce sera le tour d’Etienne Tshisekedi.
Mais au delà, moi je pense que cela n’est pas à confondre avec la prise de conscience des problèmes réels. La population est aujourd’hui dans la misère, le niveau du social étant vraiment en baisse. Il faudra donc tenir compte de plusieurs paramètres de peuple kassaien.
Cela étant, j’invite toutes les militantes et militants de notre Parti de se préparer sérieusement pour participer de manière victorieuse aux prochaines élections.
En rapport avec la désinformation dont la population est victime, je lance un appel solennel à tous les militants du Parti, de rester vigilants. Il n’y a pas deux UDPS, il y a seulement une seule avec Etienne Tshisekedi président, François Xavier Beltchika à la tête du Conseil National, moi qui vous parle à l’Exécutif du Parti, avec mes trois adjoints. Et au dessus il y a un Collège des Fondateurs.
Guy Elongo
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