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Comité Olympique Congolais
Le Pdt Beya radié du mouvement sportif congolais!
Kinshasa, le 30/11/2009
Le Comité Olympique Congolais (COC), a bel et bien tenu, le dimanche 29 novembre 2009, son Assemblée Générale Extraordinaire, au Salon Kassaï, du Grand Hôtel Kinshasa.
A l’issue de celle-ci, le dissident président du COC, l’Honorable Jean Beya wa Kabenga, a été radié, non seulement du Comité Olympique Congolais où il a été président, mais aussi, de tous les mouvements sportifs congolais. Celui-ci a refusé catégoriquement d’être entendu par les siens, à plusieurs reprises, en dépit de toutes les accusations portées contre lui.
C’est le 1er vice président, Jacob Ndombe Kangula qui présidera au destiné du COC.
La décision a été prise au terme d’un débat houleux de plus de 2 heures de temps à huis clos. Le débat a mis aux prises, d’un coté, les membres du Comité Exécutif du COC, et de l’autre coté, les Sociétaires souverains et les invités qui représentaient tous les responsables sportifs congolais.
Tout a commencé par l’appel nominal des personnes attendues pour vérifier le quorum. Ce qui a été largement atteint. Sur 17 personnes attendues comme invitées, 15 ont répondu présents. Sur 13 disciplines olympiques en ordre vis-à-vis du COC attendues, toutes les 13 ont marqué leur présence dans la Salle en raison de deux personnes par fédérations. Sur 3 disciplines non olympiques attendues, toutes les 3 ont été présentes dans la Salle, de même que les 5 groupements sportifs reconnus qui ont été également attendus.
Au total, sur 51 personnes attendues, 49 ont répondu présents. Comme pour dire que, les Sociétaires en ont eu marre et ils attendaient avec impatience la tenue de cette Assemblée Générale Extraordinaire, pour remettre de l’ordre au sein de la grande machine des sports congolais.
Le président Beya qui, l’Assemblée souhaitait voir dans la Salle pour présenter ses moyens de défenses par rapport à tout ce qui été a dit sur sa personne, a brillé par une absence qui n’est d’ailleurs pas la première. C’est devenu dans ses habitudes.
Face à ce constant amer, l’Assemblée qui est souveraine a statué l’affaire à lumière de l’article 83 du statut du COC. Après avoir attendu le rapport présenté par la Commission d’audite, il a été décidé à l’unanimité de radier l’Honorable Beya de tous les mouvements sportifs, et ensuite, sanctionner sévèrement les sociétaires qui avaient pris part aux Assemblées fictives, organisées par Monsieur Beya à deux reprises. La recommandation dans ce sens a été faite aux présidents fédéraux qui devraient procéder à l’exécution de cette décision.
C’est le 1er vice président du COC, Jacob Ndombe qui présidera au destiné du Comité Olympique Congolais jusqu’à la tenue de la prochaine Assemblée Générale Extraordinaire.
La Fecofa dit non à la radiation de Beya !
Alors qu’ils étaient tous dans la Salle, entrain de débattre sur le dossier, le 2ème vice président de la Fecofa, M. Laurent Nkwim Lay et son Trésorier représentant leur instance sportive, claquent la porte.
Et ce, à la grande surprise d’un bon parterre des journalistes sportifs qui attendaient le verdict dans les couloirs du Grand Hôtel Kinshasa, du fait que l’accès au débat n’était pas autorisé à la presse.
Interroé, M. Nkwim, dans tous ses états, laisse entendre à la presse que sur le plan de la forme, l’Assemblée a raison, mais sur le plan du fond, il dit qu’on ne peut pas radier un président sans l’avoir entendu, car jusqu’à preuve du contraire, l’incriminé n’a pas été entendu, a-t-il soutenu. Laurent Nkwim se réfère à l’article 82 du statut du COC.
A titre indicatif, le président Beya était suspendu par les siens pour indélicatesse financière. Par conséquent, il devrait être entendu par une commission d’audite pour tirer l’affaire aux claires. A trois reprises, le président a refusé catégoriquement de se présenter devant la commission d’audite. Il a, peut être tout minimisé. Et pourtant, au même moment, il avait organisé à sa manière, ladite Assemblée pour suspendre à son tour les autres membres du Comité Exécutif. L’affaire avait engendré un conflit.
Qu’à cela ne tienne, l’Assemblée a coupé court à tous ces altercations, le président Beya est radié.
Guy Elongo
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