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PME
Fenapec lance une coopérative d’épargne et de crédit à la 1ère rue/Limete
Kinshasa, le 09/11/2009
Créée le 9 juillet 1987 conformément aux dispositions du Décret-Loi du 17 septembre 1965 relatif aux chambres de commerce, de l’artisanat, de l’industrie et de l’agriculture et reconnue officiellement par Ordonnance-loi n°89/133 du 3 juin 1989 lui attribuant la personnalité civile, la Fédération Nationale des Artisans des Petites et Moyennes Entreprises Congolaises (Fenapec) vient de se doter d’une Coopérative d’épargne et de crédit dénommée « Coofen ».
Le Ministre des PME, Claude Nyamugabo a procédé, le samedi 7 novembre dernier, à l’inauguration du nouveau bâtiment de cette structure, en présence des cadres d’entreprises affiliées à la Fenapec, avant d’ouvrir le tout premier compte bancaire de cette coopérative d’épargne et de crédit. Cette heureuse cérémonie a été doublée de l’installation officielle du nouvel Administrateur Général de la Fenapec et Administrateur Gérant de la Coofen, M. Michel Nsomwe Nsomwe.
Située au croissement des boulevards Sendwe et Lumumba, à la 1ère Rue Limete, la Coofen se veut une véritable banque, pour accompagner les micro- crédits mais aussi un cerveau moteur de financement de tout opérateur économique ayant un projet bancable, avec la bancarisation d’Afriland First Bank CD.
Ainsi, la Fenapec se veut une chambre de commerce et un syndicat patronal spécialement au service des artisans et des PME et PMI.
Se prononçant pour la circonstance, le Ministre des PME, Claude Nyamugabo a fait savoir que sa présence et son action s’inscrivaient dans la droite ligne de la politique dite de gouvernance de proximité, lui assignée par le Gouvernement, consistant à descendre sur terrain afin de palper du doigt les méandres de l’émergence des PME. Il a, par ailleurs, félicité les responsables de la Fenapec pour leur volonté de porter haut l’étendard de petites et moyennes entreprises congolaises.
Saisissant l’occasion, le ministre a également rassuré les petites et moyennes entreprises congolaises de la stricte application de la charte des PME signée récemment et qui astreint les investisseurs étrangers à la signature d’un contrat de sous-traitance avec les petites et moyennes entreprises congolaises en vue de leur épanouissement.
S’exprimant sur la Coofen, le numéro 1 des PME en RDC a indiqué que celle-ci contribuera, sans nul doute, à la réduction de la pauvreté, avant d’inviter la population congolaise à s’affilier à la Fenapec et à sa branche financière, la Coofen.
Pour sa part, le nouvel Administrateur Général de la Fenapec et Administrateur Gérant de la Cooofen , M. Michel Nsomwe, a indiqué qu’avec cette branche financière, la Fenapec entend revaloriser l’homme congolais longtemps exclu des mécanismes importés de l’appréciation de la crédibilité individuelle. Décrivant le tableau sombre de la Fenapec, il a soulevé le fait que suite aux multiples difficultés d’ordre financier, la fédération a réduit son personnel à 3 agents. Elle doit au personnel 14 mois de rémunération. Optimiste, M. Nsomwe entend faire de la Fenapec, ce pasteur à la recherche de ses brebis pour les ramener au sein du troupeau. Ceci est possible grâce à la planification et réalisation des initiatives locales et même, des valeurs individuelles qui vont se mouvoir en entreprises structurées et réduire l’emprise de l’économie souterraine. Ainsi, des emplois structurés vont devoir reprendre à travers le pays et, avec eux, la production, a-t-il souligné, avant d’appeler les membres démobilisés de la Fenapec à reprendre confiance.
Paraphrasant ses prédécesseurs, le Vice 1er président de la Fenapec, M. Jean Dieka a révélé que son institution vient de signer un protocole d’accord avec Afriland First Bank CD en vue de financer les riziculteurs de Kinshasa et son hinterland, par le biais de la Coopérative d’épargne et de crédits de la Fenapec, la Coofen.
Objectifs de la Fenapec
La Fédération Nationale des Artisans Petites et Moyennes Entreprises, Fenapec en sigle, s’articule à promouvoir les intérêts de l’artisanat et des PME-PMI des différents secteurs de l’économie et assurer leur intégration. A cet effet, elle est chargée de coopérer à l’élaboration et à la mise en œuvre du programme de développement économique et social du pays en assurant la défense des entreprises membres du pays. Favoriser toute action de nature à promouvoir la formation et la recherche scientifique pour un développement intégral de la nation et inciter les membres à créer les initiatives des nouvelles sociétés intégrées, sont également dans ses attributions.
La Fenapec se charge aussi de représenter auprès des pouvoirs publics des organismes nationaux et internationaux, les activités industrielles, agricoles, commerciales, sociales, artisanales ainsi que leurs employeurs.
Laetitia Mbuyi
Michel Nsomwe invite Claude Nyamugabo à s’assumer devant la FENAPEC !
Discours du nouvel Administrateur délégué de la Fenapec et Administrateur Gérant de la Coofen, M. Michel Nsomwe Nsomwe
Honorables Députés et Sénateurs,
Excellences Messieurs les Ministres,
Honorables Sénateurs et Président National de la FENAPEC,
Messieurs les Administrateurs de la Fenapec,
Mesdames et Messiers les Membres de la Fenapec,
Mesdames et Messieurs,
Distingués Invités,
Je me sens profondément honoré de votre présence qui rehausse cette ordinaire cérémonie d’installation d’un nouveau leadership à la tête de la Fédération Nationale des Artisans, Petites et Moyennes Entreprises, Petites et Moyennes Industries du Congo, la Fenapec, en sigle. Mais, en même temps, votre honneur constitue pour moi une charge qui me pèse très lourd sur mon cœur et sur ma conscience, le poids des défis à relever au regard de la situation de ce syndicat qui, loin d’être celle de la Fenapec, est plutôt celle de l’économie congolaise dans son ensemble. Je ne m’attarderai pas à vous décrire ce que vous savez déjà de la Fenapec aujourd’hui. La situation de son personnel réduit à un effectif de 3 agents totalisant 14 mois d’impaiements peut tout vous dire à propos d’une organisation supposée couvrir l’ensemble du territoire national. La démobilisation des membres de bonne foi tout comme la démission des agents ne trouvant aucune contrepartie dans la Fenapec en est, à mon avis, la sanction la plus objective et la plus éloquente. J’ai pourtant appris, dans mes lectures, que le secteur informel représente plus de 98 % de l’activité économique au Congo et que, selon le programme du Gouvernement, seulement 4 % des congolais avaient un emploi structuré en 2007. Dieu seul sait si ces statistiques se sont améliorées ou détériorées. Néanmoins, ce qui me revient de ces données, après réflexion, c’est que, en réalité, les 98 % au moins de ces « informels » ou « chômeurs » risquent d’être, en réalité, ceux que nous devrions considérer comme membres de la Fenapec. Et, en fait, ils le sont naturellement et c’est d’autant vrai que les espérances de la création, en RDC, d’une classe moyenne imposent de tourner nos regards de plus en plus vers cette Fenapec.
Excellence Monsieur le ministre des PME, il me revient à l’esprit que la mission du Gouvernement fait de vous le parrain attitré de cette classe moyenne qu’une pauvreté artificielle étouffe et étrangle par tous les moyens. Je suis particulièrement et, pour me répéter, profondément honoré de votre présence ce jour, une présence qui me réconforte et m’oblige à compter intensément sur votre sollicitude pour aider la Fenapec à vous aider sincèrement.
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs,
Distingués Invités,
Si, face à une Fenapec en situation catastrophique, je me trouve serein, c’est que j’ai l’habitude de comparer les rouages de l’économie aux ruelles de mon village natal. Je suis de la tribu de ces économistes qui croient que la crise est le meilleur moment de l’ambition plutôt qu’un champ d’alibis. La viabilité de la croissance économique d’une nation telle qu’elle doit se comprendre au sein d’un bien-être plus accru de la population d’un pays, est de la responsabilité, dans le monde entier, de la classe moyenne dont la Fenapec constitue, en RDC, le genre qu’il vous faut entretenir et protéger. Elle en est l’instrument sinon la condition. Et si vous espérez un Congo plus fort et plus grand, voici la pierre angulaire de sa constitution. Par la Fenapec, des initiatives locales et même des valeurs individuelles vont, désormais, se mouvoir en entreprises structurées et réduire l’emprise de l’économie souterraine. Des emplois structurés vont devoir reprendre à travers le pays et, avec eux, la production. La Fédération Nationale des Artisans, Petites et Moyennes Entreprises Congolaises, comme elle s’appelle réellement, se veut être, désormais, ce pasteur à la recherche de ses brebis pour les ramener au sein d’un seul troupeau visible, crédible, solidaire et puissant. Les membres démobilisés de la Fenapec tout comme ses agents peuvent reprendre confiance et, de fait, ils vont reprendre confiance. Avec sa branche financière, la COOFEN, la Fenapec entend revaloriser l’homme congolais longtemps exclu des mécanismes importés de l’appréciation de la crédibilité individuelle. Je suis de ceux qui croient qu’en nous créant et en nous dotant de tous nos membres et talents, Dieu avait, en réalité, créé en chacun de nous, une entreprise aux capacités illimitées. Ainsi, quelqu’un n’usant que de ses pieds naturels à l’instar d’un footballeur, peut-il arriver à réaliser des revenus qui rivalisent avec des budgets des provinces entières sinon, si vous me permettez un peu d’exagération, des pays entiers. Un autre n’a usage que de sa voix à l’instar de M. Jackson pour compter parmi les milliardaires de la terre. J’en connais qui ne doivent leurs fortunes colossales qu’à leurs dix doigts appliqués sur des guitares ou sur des papiers et tableaux de peinture, et qui font des chiffres d’affaires ridiculisant ce que nous avons coutume d’appeler chez nous « Entreprises », voire « Grandes Entreprises ».
Ces hommes sont légions au Congo. On les appelle « chômeurs », « chailleurs », « débrouillards », « cambistes des rues », « chargeurs », laissant inexploités des valeurs de très grande rentabilité financière et de très grande utilité sociale tandis que, devant l’impasse, de jeunes femmes capitulent jusqu’à jeter leurs bébés dans les caniveaux et autres lieux immondes, faute de perspectives…
C’est pour tous ceux-là que la Fenapec existe, pour les réhabiliter et les rassurer, à la faveur d’un Congo plus grand et plus respectable si la confiance que vous me témoignez ce matin peut durer quelques mois. Et puisque j’ai parlé de votre confiance à travers votre présence, je m’en vais clore mon propos parce que j’ai failli oublier, obnubilé par la lourdeur de la charge : Merci, Monsieur le président national de la Fenapec, pour votre attention soutenue sur ma modeste personne. Merci à vous, Excellence Monsieur le Ministre pour l’espérance que vous fondez en moi de part votre présence en ce lieu et de par vos prérogatives publiques. Merci à vous tous, Mesdames et Messieurs pour avoir prêté attention à mon modeste propos, un message d’espérance et de foi pour que :
Vive la Fenapec
Et vive la RDC.
Je vous remercie.
Laetitia Mbuyi
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