*La Belgique, la France et le Portugal auraient été saisis, pour des observations devant permettre à la Cour Pénale Internationale de lever l’ultime option. Bemba qui dispose notamment, des propriétés et comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont, du reste, scolarisés, aurait également des liens sociaux influents, en France. Au Portugal, son pays d’accueil, après l’escorte des blindés de la Monuc, dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines après des événements émaillés du sang à Kinshasa, du 22 au 23 mars 2007, Bemba est propriétaire d’une résidence connue même de Louis Michel, à Faro, non loin de Lisbonne. Si d’ici le 10 juillet, l’un des trois pays ainsi sollicités, osait répondre positivement, rien ne saurait empêcher, ni retarder sa mise en liberté. Bemba, candidat malheureux à la présidentielle 2006, Sénateur et, de surcroît, leader du Mouvement de Libération du Congo, aurait ainsi réalisé un vrai parcours de combattant. Kinshasa-Faro-Bruxelles-La Haye-Bruxelles, avant de rebondir plus tard, à la saison 2011, à Kinshasa, la capitale.
L’audience du 29 juin à la Haye aura changé de donne, dans l’affaire opposant Jean-Pierre Bemba Gombo à Moreno Ocampo. C’est un virage à quatre-vingt-dix degré. L’art du possible est, apparemment, en mouvement. L’accusation, la défense ainsi que les représentants des victimes ont été devant les juges. Si pour l’accusation, Bemba devait rester en prison, au motif qu’il ne puisse se soustraire, un beau jour, à la justice internationale, il n’en est pas le cas, pour ses avocats. Aimé Kilolo Musamba est revenu, au cours de cette audience, sur le contenu de l’acte d’accusation. Dès le départ, Moreno Ocampo, rappelle-t-il, remuait le spectre d’une responsabilité personnelle de M. Bemba en tant qu’auteur ou co-auteur des actes commis en République Centrafricaine entre 2002 et 2003, par les troupes du Mouvement de Libération du Congo venues à la rescousse de Ange Félix Patassé. Dans cet acte, insiste l’avocat, Bemba était présenté comme un criminel, un individu qui aurait commis des crimes atroces. Aujourd’hui, les choses ont évolué. D’après le dernier arrêt de la Cour, les charges de Bemba ont été significativement réduites. Au point où il est reconnu comme une personne qui aurait dû prendre plus de mesures, pour empêcher plutôt, des crimes commis par des tiers. Dès lors, plus rien ne peut justifier sa détention.
Belgique, France ou Portugal ?
Trois pays sont saisis. La Cour Pénale Internationale aurait d’ailleurs publié une ordonnance faisant appel aux avis motivés de la Belgique, de la France ou du Portugal, les trois pays dans lesquels, M. Bemba souhaiterait vivre, en cas de liberté. Elle n’attendrait que la réponse d’ici le 10 juillet, pour lever l’ultime option. Bemba qui dispose notamment, des propriétés et comptes bancaires en Belgique où ses enfants sont, du reste, scolarisés, aurait des liens sociaux influents, en France. Au Portugal, son pays d’accueil, après l’escorte des blindés de la Monuc, dans la nuit du 11 avril 2007, quelques semaines après des événements émaillés du sang à Kinshasa, du 22 au 23 mars 2007, Bemba est propriétaire d’une résidence connue même de Louis Michel, à Faro, non loin de Lisbonne.
Surprise possible !
A la moindre réponse positive d’un de ces trois pays ainsi sollicités, plus rien ne saurait empêcher, ni retarder la mise en liberté de Bemba. L’homme n’a jamais exclu de se présenter volontairement devant la Cour, en cas de besoin.
Candidat malheureux à la présidentielle 2006, Sénateur et, de surcroît, leader du Mouvement de Libération du Congo, Bemba aurait ainsi réalisé un vrai parcours de combattant. Kinshasa-Faro-Bruxelles-La Haye-Bruxelles, avant de rebondir plus tard, à la saison 2011, à Kinshasa, la capitale, dans un nouveau duel aux contours agités.
Marcel Ngoyi
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