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Débâcle en série !
Kinshasa, le 02/11/2012
Les successeurs de Médard Autsaï Asenga et Simon Floribert Mbatshi Mbatshia, respectivement à la tête de la province Orientale et du Bas-Congo, sont désormais connus. Il s’agit de Bamanisa Saidi Jean et de Mbadu Nsitu Jacques. Le premier a infligé un camouflet au candidat que la majorité présidentielle a voulu, semblait-il récupérer à la dernière minute, Ilongo Tokole Jean, après avoir perdu un autre pion majeur, en la personne de Darwezi, tombé au premier tour de l’élection des Gouverneur et Vice-Gouverneur en province Orientale. 48 voix obtenues, soit 51,61 % contre 45 voix, soit 48,39 % sur un total de 95 votants, tels sont les résultats publiés par la CENI. Celle-ci s’est du reste félicitée de la transparence qui a entouré cette élection. Quant au deuxième, Mbadu Nsitu Jacques, il a battu à plate couture Deo Nkusu, resté loin derrière, avec un écart de 6 voix et ce, en dépit du soutien des membres de sa famille politique, la plate forme Majorité présidentielle. 17 voix, soit 60,71% pour Mbadu Nsita contre 11 voix, soit 39,29% pour Deo Nkusu., même si ce dernier formule un recours en contestation des résultats publiés par la CENI. Il allègue que ces derniers ont été entachés de beaucoup d’irrégularités. Cette chanson est vraiment d’actualité dans les mœurs en Afrique. Même si l’élection est claire comme l’eau de roche, l’on a tendance à chercher des subterfuges. Soit ! Le recours en contestation des résultats aux élections est une voie légale pour quiconque se sent lésé. Mais, fallait-il en arrivé là, pour Deo Nkusu ? Certains observateurs voient en cette démarche, l’intention de quelqu’un qui cherche une petite porte de sortie. Alors, quelle leçon tirée de ces deux élections organisées dans deux provinces où apparemment la majorité faisait la loi ? La première, note un analyste, c’est qu’il y a un déclic dans le chef des députés de la majorité. En eux, joue maintenant un sentiment de liberté d’expression, d’indépendance dans le choix à opérer. Cherchent-ils à s’affranchir ? Ils l’ont démontré. C’est un fait indéniable. Mais, que reste-t-il de la Majorité présidentielle ? Une coquille vide ? Ce n’est pas à exclure. Car, du jour au jour, c’est la scission, le schisme ou alors certains membres cherchent à évoluer comme électrons libres. Concrètement, l’absence d’homogénéité, la désagrégation sont entrain de gangrener la plate forme qui soutient le Chef de l’Etat. Par ailleurs, l’extrapolation, peut conduire à soutenir, sans équivoque, la majorité présidentielle est en déliquescence. Ses dirigeants doivent d’ores et déjà envisager des solutions idoines, pour contrer ce « fléau ». Celui-ci peut contaminer le Kasaï Occidental. Ici, la CENI doit pourvoir à la vacance occasionnée par Hubert Kabasu babu. Eu égard à ce qui précède, une petite extrapolation peut conduire à soutenir que la majorité risque de perdre aussi le Kasaï Occidental. Ça rentre dans le cadre de signes indiens.
La Pros.
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