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Folie ?
Kinshasa, le 29/10/2012
Hier, ils se donnaient une autre ambition, celle d’aller de conquête en conquêtes, jusqu’à venir toucher, un beau jour, si le ‘’Diable leur prête vie’’, aux symboles de la sacralité de l’Etat, à Kinshasa.
Aujourd’hui, tout a changé. Il semble que les rebelles s’enracinent mieux qu’ils ne cherchent, comme par le passé, à progresser. Mais, dans leur stratégie, ils multiplient des foyers de tension dans le but funeste de fatiguer les forces loyalistes, sous la double bannière des Fardc et de la Monusco. C’est ainsi qu’au-delà de tout, le M23 porte aujourd’hui, la casquette de l’ARC –armée révolution du Congo- dans l’intention de se donner une connotation totalement congolaise, loin de ses premières ailes rwandaises qui l’ont forgé, monté et largué sur le théâtre des opérations au Nord et Sud-Kivu.
Dans le même paquet, il ne serait pas exagéré d’y inscrire tous les autres mouvements rebelles tels que les maï-maï Rayiha Mutomboki et son succédané, Rayiha Mukombozi, les maï-maï safisha mabaya, l’Union pour la réhabilitation de la démocratie au Congo, URDC, un nouveau mouvement né dernièrement à Beni etc. Tous ces mouvements rebelles écument, tuent et pillent. Ils posent des actes d’administration et perçoivent, curieusement, les impôts et taxes sur le sol congolais, en arborant un discours politique teinté et basé sur une soi-disante recherche de la vérité des urnes et au mépris des principes sacro-saints de l’unicité de l’Etat, de l’intangibilité des frontières et du respect de la souveraineté nationale. Jusqu’ici, les rebelles, loin d’être maîtrisés, s’offrent à des actes de vandalisme et livrent les populations civiles à l’errance à tel point que ces dernières sont obligées de serpenter les montagnes du Kivu, dans l’espoir de retrouver une issue vers les deux voisins immédiats, à savoir, le Rwanda ou l’Ouganda, pourtant pointés d’un doigt accusateur par le deuxième rapport de l’Onu, selon les dernières nouvelles glanées sur la toile. Ces populations sont, en effet, livrées à elles-mêmes, exposées à la chaleur et, à la limite, sacrifiées aux morsures des serpents ainsi qu’à toutes les conséquences dues aux contacts impromptus avec des plantes vénéneuses. Dans des plaines, les rebelles s’en servent comme bivouacs ; ils empêchent ainsi tout passage aux autochtones qui, eux, sont extraits de leurs toits et contraints aux travaux forcés, avant de passer des nuits à la belle étoile (Hommes, femmes, jeunes et vieux). Le désastre, s’il faut l’appeler ainsi, n’a pas de nom. C’est une affaire grave d’autant plus qu’elle concerne des millions d’âmes des compatriotes. Et, comme si cela ne suffisait pas, voici que les rebelles ont trouvé une nouvelle formule, ils ont inventé une nouvelle roue, pour fragiliser la petite économie congolaise. Ce sont des cartons de Francs Congolais interceptés entre les mains d’un sujet rwandais, à la frontière, à Goma. D’où venait-il avec ? Il cherchait quoi ? Il se rendait où ? Des millions, plusieurs millions, de Francs Congolais étaient-ils destinés à des opérations de change, pour racheter les dollars américains au Congo-Kinshasa ? Au fait, si ce qui a été convenu d’être appelé comme un coup de filet s’avérait vrai, c’est alors qu’il faudra arrêter de rire ou de pleurer, pour se regarder en face devant cette situation somme toute crispante. Oui ! Ce sera le temps fort où cette folie rebelle méritera bien une réaction décisive des autorités congolaises. Surtout qu’il faut éviter que les conséquences résultant d’une avalanche incontrôlée de Francs Congolais en circulation à l’Est, ne perturbe, à l’Ouest, au Centre et au Sud, le cadre macro-économique qui, en raison de sa stabilité relative de ces derniers mois, subodore déjà la conclusion, dans un proche avenir, des 4ème et 5ème revues avec le FMI, en vue d’un nouveau PEG. Que faire ? Où est la Force Internationale Neutre ? En attendant, les Fardc et la Monusco doivent encore et toujours ratisser large. Puisque les négociations sont exclues, allons-y et ouvrons le feu jusqu’au bout !
LPM
La Pros.
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