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La future CENI !
Kinshasa, le 23/10/2012
On aura beau passé le temps ces dernières semaines à pérorer autour du XIVème Sommet de la Francophonie. Le bilan, largement positif, négatif, ou à moitié réussi. Chacun, selon ses sensibilités politiques, a donné sa cote par rapport à la tenue de ces assises à Kinshasa. Mais, au-delà de cette question, du reste, exotique, il y a lieu de retourner à nos propres moutons.
La tribune devrait être maintenant accordée aux grandes questions nationales qui conditionnent l’avenir démocratique de la RD. Congo. Un tissu démocratique à recoudre absolument, après notamment tout ce qui s’est dit pendant ce dernier Sommet autour de la pratique de ce système politique, culte de la souveraineté des peuples.
La remise en question de toutes les observations formulées à l’endroit des responsables politiques congolais devrait occasionner un repli sur soi afin de voir comment s’y prendre dans l’avenir. Le souci étant de permettre à la RDC de quitter une position de lanterne rouge en terme de respect des normes démocratiques. Un tableau non reluisant que présentent certaines opinions intérieures, tout comme extérieures. Parmi les grands enjeux où ce pays est attendu à l’épreuve, figure le dossier de la réforme de la CENI. Comment devra être la CENI de demain ? Que devra être le profil de ses prochains animateurs ? Quel sera leur nombre ? Quels sont les organes nécessaires ?
Voilà donc une série de questions devant désormais faire objet d’argumentations dans les différentes chambres à discussion congolaise. Du moins, si la RDC tient à laver les fronts, après un passé peu enviable des exercices électoraux.
En élaborant un projet de loi organique sur la CENI qui se trouve, il y a un mois, sur la table de l’Assemblée Nationale, le Gouvernement avait fait le premier pas et en même temps, a ouvert le débat.
La Coalition Nationale des Organisations de la Société Civile du Congo (CONOSCIC) s’invite déjà dans le vif de ce débat. Sur la forme dudit projet de loi, elle salue la démarche du Gouvernement. Dans le fond, par contre, elle s’oppose à son article 10 qui n’accorde que deux places, sur les dix que devraient composer le prochain bureau de la CENI. Tenant à une large participation de la société civile au sein de cette institution d’appui à la démocratie, la CONOSCIC parie pour huit membres sur un bureau qui devrait en avoir onze. Pourquoi ? Parce que, dit-elle, l’animation de la CENI par les organes politiques, pourtant protagonistes à la course électorale, a démontré ses couacs après « la débâcle électorale » du 28 novembre 2011. La CONOSCIC va même plus loin en proposant, outre le Bureau, la mise en place d’un organe supplémentaire appelé ‘’Assemblée plénière’’. Cette dernière qui devrait être composée de onze membres (huit pour la société civile) aura la mission de contrôler le Bureau. Signe de leur détermination : cet avis a été déposé, en mémo, au bureau de la Chambre Basse du Parlement.
Ainsi, une lumière sur le futur s’impose sur les murs de lamentations du passé. En effet, après une bévue électorale, il faudrait maître en place une centrale électorale bien ficelée et correctrice de la dernière. D’où la conscience démocratique de chacun est vivement souhaitée. Au-delà de la nature ou du nombre des animateurs et des organes, il est nécessaire de placer à la tête de cette institution des surhommes. Ceux qui seront capable de s’oublier soi-même au service de la nation et d’une démocratie noble. Il faudra bien fouiller, bien que rare, le pays ne s’est pas encore vidé des personnes qui peuvent présenter un tel profil. Celles qui ont une probité morale irréprochable. Oui, un meilleur tamis s’impose car, même au sein de la société civile, il ne manque pas des pseudo apolitiques.
Socrate Nsimba
La Pros.
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