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Recherche de solution à la guerre de l’Est Joseph Kabila entre Dar es-Salaam et Kampala !
Kinshasa, le 05/09/2012
*Le Chef de l’Etat Congolais, Joseph Kabila Kabange, est visiblement dans sa logique d’aller partout où les discussions se font, pour trouver la paix à l’Est de la RD-Congo. Hier, mardi 4 septembre 2012, Joseph Kabila est arrivé à Dar es-Salaam, la Capitale tanzanienne où il a pris part au Sommet de la Troïka de la Sadc avec ses pairs de la Tanzanie, de la Namibie et du Mozambique. Ici, la Troïka s’est penchée sur diverses questions communes dans la région mais, singulièrement, la sécurité dans l’Est du Congo-Kinshasa. Après Dar es-Salaam, Kabila Kabange se rendra certainement à Kampala où un autre mini sommet y est convoqué pour les 7 et 8 septembre, avec la participation du Secrétaire Général des Nations Unies, le Coréen Ban Ki-Moon. Ce sera l’occasion, pour les Ministres de la défense des pays de la CIRGL, de présenter leur rapport sur la mise en place effective de la Force internationale neutre à déployer à la frontière commune entre la RDC et le Rwanda. Ce dernier, mis sous pression par la communauté internationale, vient d’organiser une ‘‘exfiltration déguisée’’, selon les propos du Ministre RD-Congolais des Médias, Relation avec le Parlement et Initiation à la nouvelle citoyenneté, Lambert Mende Omalanga. Certes, Kampala n’est pas le Comité de sanctions du Conseil de Sécurité de l’Onu, une sorte de tribunal des pairs. Toutefois, il va falloir que Kinshasa saisisse cette opportunité, pour vitupérer cette ‘’exfiltration’’, preuve de plus, selon le Porte-parole du gouvernement congolais, de l’implication du régime de Kigali dans ce qui se passe au Nord-Kivu.
C’est ce mardi 4 septembre 2012, à 10h05’ locales, soit 8h05’, heure de Kinshasa que l’avion transportant le Chef de l’Etat Congolais, Joseph Kabila, a atterri à l’aéroport international Julius Nyerere de Dar es-Salaam. Au bas de la passerelle, son homologue tanzanien, Jakaya Mrisho Kikweke et, avec lui, quelques officiels tanzaniens, mais également les Ambassadeurs Congolais accrédités à Dar es-Salaam et Johannesburg, en Afrique du Sud, à savoir Djuma Alfani et Ben Poko. Immédiatement après l’aéroport, le Chef de l’Etat RD-Congolais a pris part au Sommet de la Troïka de la Sadc à l’Hôtel Kilimandjaro avec ses collègues Jakaya de la Tanzanie, Ifikepunye de la Namibie et Guebuza de la Mozambique. Sous la présidence de ce dernier, qui se trouve être le Président en exercice de la Sadc, les Chefs d’Etat présents dans la Capitale tanzanienne se sont penchés sur diverses questions de la région, singulièrement la sécurité à l’Est de la RDC.
Kampala II
La même question de la sécurité au Nord-Kivu sera débattue les vendredi 7 et samedi 8 septembre à Kampala, deuxième round après le premier qui s’est tenu au début du mois d’août dernier. Cette fois-ci, les participants à ces assises de deux jours seront dans la suite des décisions arrêtées à l’issue de la réunion de Kampala I. Laquelle avait pour but de parvenir à un accord, pour mettre fin à la rébellion au Nord Kivu.
En effet, à Kampala I, les instructions ont été données aux Ministres de Défense des onze pays membres de cette région, pour réfléchir sur le processus de mise en place de la force internationale neutre. A Goma, Chef-lieu de la province du Nord-Kivu où ils ont travaillé d’arrache-pied, il a été décidé le nombre de 4000 éléments qui devront composer cette force qui a comme mission de mettre un terme au règne sans fin des forces négatives qui distribuent gratuitement la mort dans cette partie de la République. A en croire des sources proches des travaux de Goma, la RDC, le Rwanda, le Burundi et l’Ouganda ne feront pas partie de la force internationale neutre. Cette semaine, à Kampala, ces Ministres de la Défense auront donc à rendre compte de leur travail. Ce qui permettra aux participants d’avancer plus loin par rapport aux stratégies à arrêter afin d’instaurer définitivement la paix à l’Est de la RDC.
Sont attendus à cette réunion, les Chefs d’Etat de la Conférence internationale de la Région des Grands Lacs, les Ministres des Affaires Etrangères de la région, les Ministres de la défense ainsi que les experts. L’hôte de marque de cette rencontre, c’est notamment le patron des Nations Unies, le Coréen Ban Ki-moon. M. Richard Sezibera, ci-devant Secrétaire général de la Communauté de l’Afrique de l’Est y est aussi convié.
Dans l’entre-temps, les choses ont évolué, Kinshasa et Kigali ont été devant le Comité des sanctions du Conseil de Sécurité de l’Onu à New York où les émissaires de Kagame ont eu du mal à convaincre les diplomates présents à cette sorte de tribunal des pairs.
Un autre rebondissement, c’est sans nul doute l’exfiltration déguisée opérée par Kigali, au vu et au su de tout le monde, à Runyonyi, une partie de la frontière commune contrôlée par sa créature, le fameux M23. Pis encore, le Rwanda a tenté, en vain, de créer une diversion, en soutenant que les 300 éléments de l’armée ‘‘patriotique’’ rwandaise exfiltrés étaient en RDC sur base d’un accord qui aurait existé entre les autorités de deux pays. La réaction du Gouvernement Congolais, à travers son porte-parole, Lambert Mende, n’a pas tardé.
Pour les observateurs, même si Kampala n’est pas le Comité de sanctions du Conseil de Sécurité de l’Onu, il va falloir, toutefois, que Kinshasa saisisse cette opportunité pour vitupérer l’exfiltration, preuve de plus de l’implication du régime de Kigali dans ce qui se passe au Nord-Kivu.
La Pros.
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