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Réouverture du procès Bemba
Mbonzi wa Mbonzi invite tous les Bembistes à rester unis et soudés
Kinshasa, le 16/08/2012
Le procès de Jean-Pierre Bemba Gombo, leader charismatique du Mouvement de Libération du Congo (MLC), a repris le mardi 14 août 2012, à la Haye, aux Pays-Bas.
A Kinshasa, cette journée a été marquée par un culte d’action de grâce, organisé par la Coordination Nationale des Bembistes (CNB), au siège de l’Interfédéral, sis avenue de l’Enseignement, dans la commune de Kasa-Vubu.
A cette occasion, le Coordonnateur de la CNB, cette nouvelle structure politique au sein du MLC, Jean-Désiré Mbonzi wa Mbonzi, a invité tous les Bembistes à rester unis et soudés, à cultiver la paix, à s’aimer les uns les autres, à porter visiblement leurs insignes du Parti, et à ne pas céder à la distraction des détracteurs. « Si quelqu’un vient vous dire quelque chose, allant dans le sens de vous décourager, dit lui, qu’à la CNB Moto Modjali Kopele. Entendez : à la CNB, il y a du feu qui brûle», ce qui n’est autre que le slogan de cette structure politique au sein du MLC. Avec ce feu qui brûle très haut, démontre-t-il, ils vont désormais organiser des marches, des sit-in, et surtout rester unis et soudés pour la cause de Jean-Pierre Bemba.
Et d’expliciter le sens de cette activité, Mbonzi wa Mbonzi s’est exprimé en ces termes : «Cette journée du mardi 14 août 2012, c’est une journée que nous dédions à l’Eternel Dieu Tout-Puissant. Car, elle marque la libération de Jean-Pierre Bemba, et aussi la libération de tous les Bembistes». C’est ainsi que nous avions voulu, poursuit-il, organiser ce culte d’action de grâce, pour dire merci à Dieu, Lui qui va éclairer la vérité dans cette étape très décisive du procès.
Bemba est innocent ?
De son côté, le Secrétaire Général du Parti, Thomas Luhaka Losendjola, qui a suivi de très près la réouverture de ce procès, a pris la parole pour informer les militantes et militants sur ce qui s’est vraiment passé à la Haye. Le procès s’est rouvert réellement avec les témoignages des gens qui déchargent Jean-Pierre Bemba, a-t-il introduit son discours. Ce mardi 14 août, poursuit Thomas Luhaka, sous des oreilles attentifs des Bembistes, un officier supérieur de l’armée française à la retraite, en la personne du Général de Brigade Jacques Seara, a témoigné qu’il était pratiquement impossible pour Jean-Pierre Bemba de diriger les opérations à partir de Gbadolite. Les éléments de Bemba envoyés en Centrafrique en octobre 2002 à mars 2003, à la demande de Ange Félix Patassé, étaient sous commandement de l’armée centrafricaine, a témoigné l’officier français en tant qu’expert de l’organisation de l’armée centrafricaine à l’époque, avant d’insister que : « Il est clair que le commandement des opérations pendant toute la durée du conflit était centrafricain. Il ne pouvait pas y avoir d’électrons libres ».
D’où, en guise de conclusion, Thomas Luhaka a dit aux militants qu’ils ont trois fronts dans ce procès. Le front judicaire, le font politique et le front spirituel. « Nous sommes suffisamment bien engagés dans tous les trois fronts, et je vous rassure Bemba sera bientôt libéré », une parole d’honneur de Thomas Luhaka.
Signalons que ce culte œcuménique de prière a été célébré par l’Association des pasteurs dénommée : ‘‘Tremblement des Terres’’. Le prédicateur du jour, le prophète Josué d’Israël, a exhorté les militants du MLC à garder la foi : « Ce que Dieu a délié, personne, ni le procureur de la CIP ne peut le lier ».
Guy Elongo
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