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Pas d’erreur !
Kinshasa, le 07/08/2012
Des initiatives de paix se multiplient. Tout va d’ailleurs au gré des vagues, comme le dirait, dans un coin, un petit élève de l’école primaire, aux Loupiots ou à Nyota. Aujourd’hui plus qu’hier, c’est Kampala, capitale ougandaise, qui focalise toute l’attention des congolais sur l’issue tant recherchée, pour mettre fin à la guerre qui prend presque en tenaille tout l’Est de la RD. Congo. A quoi doit-on s’attendre, après des échauffourées larvées entre les Fardc et les mutins du M23 ?
Difficile à dire ! Du moins, pour l’instant. Mais, toujours est-il qu’à ce stade, l’on sait qu’il existe déjà un accord avec Kigali sur la paix à l’Est de la RD. Congo. Il a été signé dernièrement par le président Kabila et son collègue rwandais, Paul Kagame. Ce week-end, le Conseil de Sécurité, après avoir entendu Roger Meece, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, y est revenu, en insistant notamment, sur les modalités de mise en œuvre des mécanismes destinés à s’assurer de la matérialisation de la force internationale neutre, le long de la frontière entre la RDC et le Rwanda.
Cette mise en œuvre, faut-il le rappeler, devrait normalement comporter un coût supplémentaire, au-delà de ce que la communauté internationale consent déjà comme effort financier pour la Monusco. Quand bien même l’option du déploiement de cette force internationale neutre ait été levée et adoptée, la question de sa taille reste cependant cruciale, s’il faut prendre en compte des réticences lisibles dans la déclaration du Conseil de Sécurité quant au matelas financier qui servirait de ressource susceptible d’en déterminer la faisabilité.
Puisque la Monusco n’est pas la force internationale neutre. Et, puisque cette force internationale neutre est une décision ‘’régionale’’ prise dans le cadre de la CIRGL. A quel niveau les Nations Unies interviendraient-elles, dans cette affaire ? Sans doute que le sommet de Kampala a du pain sur la planche. Ce serait l’occasion pour les sociétaires de la CIRGL de vider des zones d’ombre autour de cette force internationale neutre. Mais, surtout, de chiffrer les besoins financiers, matériels et logistiques, de définir le calendrier du déploiement, de structurer le mandat et de délimiter la durée afin qu’elle son avènement rejoigne le but fondamental pour lequel elle a été initiée.
Autrement dit, la délégation congolaise à Kampala devrait avoir, entre les mains, un cahier des charges assorti des propositions concrètes. Ceci permettrait, à la fois, d’aller à l’essentiel et de gagner du temps. Ceci permettrait, ensuite, de ne plus commettre l’erreur de 1994 où les Nations Unies obligèrent le Congo ex-Zaïre à ouvrir ses frontières, pour que plus d\\\'une décennie après, cela devienne aujourd’hui l’affaire du même Congo d’aider le Rwanda à récupérer ses ‘’rebelles’’ qui serpentent les montagnes du Kivu, pillent et exploitent ses richesses, sans le moindre petit ‘’merci’’, même pas à l’Eternel. Les contraintes humanitaires couplées à la misère et la pauvreté l’y contraignant, le Congo de Kabila court dans tous les sens, y compris sur toutes les pistes diplomatiques, politiques et militaires, pour tenter désespérément d’en venir à bout d’une charge qui, dès le départ, ne fut jamais la sienne.
Marcel Ngoyi
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