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TVA : la DGI sensibilise la population de Kimbaseke
Kinshasa, le 16/07/2012
Après la campagne de sensibilisation lancée dans les institutions supérieures et universitaires sur l’importance et l’apport de la TVA dans la maximisation des recettes de l’Etat, la Direction Générale des Impôts (DGI), en partenariat avec l’Institut National des Arts et la Commune de Kimbaseke, a organisé le vendredi 13 juillet dernier, une journée de sensibilisation -mobilisation sur ladite taxe. C’est la grande salle polyvalente de la Maison Communale de Kimbaseke qui a accueilli en son sein le Bourgmestre de cette commune, Edouard Gatembu, accompagné des chefs des quartiers et opérateurs économiques de sa circonscription et les experts de la DGI. Initié par l’Institut National des Arts, cette journée a été une occasion pour les experts de l’administration fiscale d’entrer en contact avec la population de cette partie de la province ville de Kinshasa.
Prenant la parole au début de cette rencontre, organisée sous forme d’une conférence-débat avec les opérateurs économiques et la population de Kimbaseke, Edouard Gatembu a remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa commune et a, à l’occasion, sensibilité ses administrés sur le civisme fiscal. Pour le numéro Un de Kimbanseke, ce sont les impôts et autres taxes qui font vivre une nation. Illustrant ses propos, M. Gatembu a cité notamment la Belgique qui, selon lui, n’a que des impôts et taxes pour se développer. De même que le Sénégal qui n’a que les arachides comme produits de base. «Participer au développement de sa nation, s’est payer toutes sortes d’impôts », a-t-il martelé.
La Taxe sur la Valeur Ajouté, ont expliqué les experts de la DGI, est un impôt sur la consommation qui frappe tous les biens et services de toutes origines, consommés ou utilisés en République Démocratique du Congo. Elle est un impôt unique à paiements fractionnés, perçu à chaque stade du circuit économique d’un produit et supporté par le consommateur final, la taxe payée en amont étant déductible de la taxe collective.
Au moment des exposés, Josué Kabwe et Henri Jacques Mbombo, experts de la DGI ont, tour à tour, insisté sur la nécessité de la participation au paiement de la TVA. Parlant de la TVA, ils ont montré qu’il y a deux sortes de Taxes, la TVA Collectée et celle déductible. La première est celle que l’entreprise facture à ses clients à l’occasion de ses ventes ou prestations des services alors que la seconde est celle que l’entreprise paie lors de ses achats des biens et services ou lors de l’importation des marchandises.
Concernant la collecte de la TVA, ils ont expliqué qu’en régime intérieur, c’est toute personne physique ou morale qui réalise les opérations imposables telles que les livraisons de biens et des exportations, les prestations des services et les travaux immobiliers. En d’autres termes, il s’agit de tout vendeur de bien ou prestation de service, qui est appelé «assujetti».
Après ces exposés, est intervenu le moment de questions et réponses. C’était l’occasion pour les participants de poser toutes sortes de questions. Parmi lesquelles, celles ayant trait à ce que gagne l’Etat congolais à travers cette Taxe.
Josué Kabwe a souligné qu’au titre d’un mois donné, l’entreprise soustrait de sa TVA collectée, la TVA qu’elle a payée et reverse à l’Etat la TVA nette. «En d’autres termes, l’entreprise verse à l’Etat la TVA nette, qui est obtenue par la différence entre la TVA collectée et la TVA déductible », a-t-il ajouté.
Et pour le paiement même de la TVA, les émissaires de Dieudonné Lokadi ont soutenu qu’elle est collectée par les assujettis chaque fois qu’une opération imposable est réalisée. Ceux-ci ont l’obligation de la reverser à l’Etat à l’échéance après déduction de la Taxe sur la Valeur Ajoutée payée sur leurs achats.
Du choix de Kimbanseke, Henri Jacques Mbombo, l’un des experts de la DGI a soutenu que : «Nous avons choisi cette commune car, elle est urbano-rurale, il y a une forte concentration de la population et il fallait lui expliqué l’importance de la Taxe sur la Valeur Ajoutée».
Des impressions de la population au sortir de la salle, l’on retiendra qu’il avait, effectivement, des zones d’ombre mais qui ont été vite élaguées grâce aux différentes réponses fournies par les experts de la DGI. «Qu’ils ne s’arrêtent pas seulement à la commune, qu’ils entrent même à l’intérieure de celle-ci, c’est-à-dire, dans les quartiers », a préconisé un des participants.
Nicole Lidimbo
Nicole Lidimbo
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