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Gestion rationnelle du secteur minier en RDC
Martin Kabwelulu lance le projet Promines
Kinshasa, le 09/07/2012
Malgré d’énormes potentielles ressources minières, pétrolières, hydrauliques et énergétiques dont elle regorge, la République démocratique du Congo demeure encore loin de prendre place dans la catégorie des pays à revenu moyen. Ce qui voudrait dire que ces ressources n’ont jamais profité au développement de la nation, ni à l’ensemble de sa population.
Ainsi, pour l’affranchir de l’aide des bailleurs de fonds et la propulser au diapason des pays émergents, une bonne gestion de ses ressources naturelles suffit pour que la RDC puisse tirer sa tête de l’eau. C’est dans cette optique qu’un nouveau projet vient de voir le jour dans le secteur minier. Il s’agit du projet PROMINES dont le lancement officiel a eu lieu le jeudi 5 juillet 2012. Le mot de circonstance a été prononcé par le Chef de Mission de DFID RDC, le Docteur Chris Pycroft. C’était en présence du Ministre des Mines, Martin Kabwelulu, du Ministre Délégué, chargé des Finances, Patrick Kitedi ; du Coordonnateur National de Promines et du Directeur des opérations de la Banque Mondiale. Ce projet, indique le Dr. Chris Pycroft, vient jouer un rôle important dans le processus de transformation de la RD Congo.
Ci-dessous, lisez l’intégralité du mot de circonstance prononcé par le Chef de Mission de DFID en RDC !
Allocution du Chef de Mission de DFID RDC, Dr Chris Pycroft, à l’occasion du lancement du Projet PROMINES
(Kinshasa, 05 Juillet 2012)
• Excellence Monsieur le Ministre des Mines
• Excellence Monsieur le Ministre Délégué, chargé des Finances
• Monsieur le Directeur des Opérations de la Banque Mondiale
• Monsieur le Coordonnateur National de Promines
• Distingués invités en vos titres et qualités respectifs
• Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs
Je suis très heureux d’être parmi vous aujourd’hui pour le lancement d’un très important projet, à savoir PROMINES. Je tiens tout d’abord à remercier le Gouvernement congolais, la Banque mondiale et tous les autres partenaires qui, ont contribué à la mise en œuvre de ce projet.
Avant toute chose, il sied de rappeler que la RDC dispose d’énormes ressources minières, pétrolières, forestières, hydrauliques et énergétiques. Ce potentiel est suffisant pour propulser ce pays dans la catégorie des pays à revenu moyen, et l’affranchir de l’aide des bailleurs de fonds. C’est justement l’ambition du Royaume-Uni et d’autres bailleurs de fonds à l’égard de la RDC. Cependant, le classement de la RDC à l’indice du développement humain et son rang parmi les pays les plus pauvres à l’échelle mondiale traduisent les défis majeurs à relever.
Pour réaliser son potentiel, la RDC a besoin d’attirer davantage d’investissements d’entreprises d’envergure mondiale. Or à l’heure actuelle, le climat des affaires congolais est peu attractif pour ces sociétés. En effet, ces investisseurs sont très sensibles aux risques liés au manque de prévisibilité et de transparence juridique, fiscale et d’arbitrage des conflits d’affaires. Par ailleurs, ces investisseurs sont soumis à des obligations internationales croissantes notamment en matière de lutte contre la corruption, du respect des droits de l’homme et de la prise en compte des aspects environnementaux et sociaux dans toutes leurs opérations. Le Ministre britannique de la Coopération internationale, Andrew Mitchell, a soulevé ces questions lors de sa rencontre avec le Président Kabila pendant sa visite en RDC en mars dernier.
Le Royaume-Uni s’est engagé à verser $40 millions au projet PROMINES, en plus des $50 millions apportés par la Banque mondiale, pour aider le gouvernement congolais à répondre aux contraintes liées au cadre légal, institutionnel, humain et au niveau de connaissances techniques. Nous offrons également séparément notre appui à l’amélioration du climat des affaires de façon plus large, ainsi qu’à la gestion des finances publiques. Tous ces efforts tendent à aider les populations pauvres à bénéficier effectivement des richesses de leur pays.
Cependant, sans engagement politique concret du Gouvernement Congolais à la bonne gouvernance et à la réforme, l’appui offert au niveau technique serait futile.
Il se rapporte dans les médias des pertes énormes subies par la RDC suite à la mauvaise gestion des actifs détenus par l’Etat. Indépendamment de l’exactitude ou non de ces rapports, cette question représente une menace pour l’appui du public britannique et international à l’aide au développement accordée à la RDC, et en conséquence pour la capacité des bailleurs de fonds à aider le pays à se hisser au niveau suivant.
Nous saluons les progrès réalisés par rapport à la Matrice de gouvernance économique convenue entre le Gouvernement et la Banque mondiale, en dépit des failles qui demeurent encore. Nous accueillons également positivement la récente publication des rapports 2008 et 2009 par l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), en dépit des énormes divergences qu’ils révèlent. Toutefois, le maintien de l’aide au développement international pour la RDC exige que des progrès soient accomplis. La communauté internationale a besoin de l’assurance que le gouvernement commence à améliorer la gestion des ressources naturelles.
Pour cette raison, il serait bon de voir un débat public mieux éclairé, entre le Gouvernement, les entreprises publiques et privées ainsi que la société civile autour des questions abordées par la Matrice de gouvernance économique et par l’ITIE. Le projet PROMINES contient un mécanisme d’appui à ce dialogue, et nous souhaitons voir ce mécanisme utilisé au maximum de son potentiel.
Ce pays peut être transformé et nous comptons sur le projet PROMINES, qui doit jouer un rôle important dans ce processus de transformation.
Je ne saurais terminer mon propos sans réitérer mes remerciements au Gouvernement de la RDC, à la Banque mondiale ainsi qu’à tous les autres partenaires dans le secteur minier.
Je vous remercie.
Chris Pycroft
Kinshasa, le 05/07/2012
La Pros.
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