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Ville de Kinshasa
André Kimbuta : un homme, plusieurs œuvres !
Kinshasa, le 09/07/2012
L’heure du bilan a-t-elle déjà sonné à l’Hôtel de Ville de Kinshasa ? C’est la question que plusieurs analystes se posent au regard de l’agitation qui s’observe dans les chefs de certains pourfendeurs de l’autorité urbaine qui, pressés comme jamais, pensent dès lors à succéder au ‘‘Haut Sommet’’, même si les conditions ne s’y prêtent pas encore. A moins que l’on force la nature. La preuve, des flèches mouchetées lancées ce dernier temps en Direction du Gouverneur de la Ville de Kinshasa. Des milieux proches du Gouvernorat de la ville- province sont plus que révoltés de l’attitude déplaisante de ceux qui, jamais de la vie, ne reconnaîtront les mérites d’un responsable politique. Pour ces milieux et même une bonne partie de la population kinoise, témoins privilégiés de la bonne gouvernance de la Capitale RD-Congolaise, au propre comme au figuré, tout ce qui se raconte autour d’André Kimbuta sur sa gestion de la ville de Kinshasa relève de la malveillance de ses ennemis politiques en mal de gloriole. Au vu de son bilan, indique-t-on, André Kimbuta se recrute à ce jour parmi l’un des ces rares gouverneurs qui quittera la ville de Kinshasa la tête haute. Encore faut-il souligner que, pour la première fois de l’histoire de la RD-Congo, la gestion des provinces n’est pas laissée aux gouverneurs seuls ; la ville- province de Kinshasa ne faisant pas exception à la règle. Ce qui signifie en clair que Kimbuta a, en face de lui, une Assemblée provinciale mais aussi un gouvernement provincial, deux institutions qui n’ont jamais existé avant. Si le Gouverneur est maître de son gouvernement, cela n’est pas le cas pour l’Assemblée provinciale composée des députés de différentes formations politiques dont la majorité des élus sont de l’opposition. Est-il permis, dans ce contexte, à André Kimbuta de se passer de ces deux institutions, c’est-à-dire, de l’Assemblée provinciale et du gouvernement provincial dans la prise de décisions pour la gestion de la ville ? S’interroge-t-on.
On le sait, il n’est pas facile de gérer une Capitale aux dimensions d’un Etat et qui compte à ce jour plus de 12 millions d’habitants. Et surtout que Kinshasa est aussi le siège de toutes les institutions. En plus de cela, il faudra avoir des nerfs solides pour contenir une population manipulée au jour le jour par des leaders politiques de diverses tendances en quête de positionnement.
Mais, quand au début de la guerre de 2 jours entre la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba et les Fardc, André Kimbuta accède à la tête de la ville de Kinshasa, il a imprimé un rythme de travail qui a fait que plus rien ne soit comme avant. Pour lui, il fallait chercher des solutions à même d’amener les kinoises et kinois à la raison pour une meilleure gestion de la ville. Qui ne sait pas que tout changement doit commencer par le mental de la population ? Seuls ceux qui s’y opposent trouveront de faux fuyants et multiplieront des accusations gratuites.
Des actes qui font parler
André Kimbuta, très préoccupé par la misère de ses administrés, a estimé dès les premiers jours de son avènement à l’hôtel de ville de Kinshasa qu’il fallait très rapidement procéder par la création d’emplois.
Ce qui fut fait avec la création de la DGRK, Direction Générale des Recettes de Kinshasa, qui a chassé le chômage en embauchant plus de 2000 personnes parmi lesquels des universitaires. Un exploit pour une ville qui manquait cruellement depuis des années d’une structure qui devrait générer ses recettes qui prenaient la destination des poches de quelques individus.
Pour le développement de la ville de Kinshasa, le tout premier gouverneur élu a pensé qu’il était impérieux de réfectionner et de construire des routes. Ce qui va l’amener dans la commune populaire de N’djili pour la construction d’un boulevard à la première entrée après la route qui mène vers N’djili-Brasserie et Kimbanseke.
L’électrification de la ville n’a pas été oubliée dans le programme du gouverneur. Les avenues des Huilerie et de la Victoire, la chaussée de Kimwenza, l’avenue Bongolo, l’avenue Sefu de la Foire au Terminus de Lemba, l’avenue Mompono-Capelle-12ème rue Limete permettant de joindre Ngiri-Ngiri à Limete directement ont été asphaltées et électrifiées. Que dire du charroi automobile que compte la ville de Kinshasa non seulement pour la salubrité mais aussi pour le transport par taxi ?
Kimbuta rend hommage à Kasa-Vibu et Simon Kimbangu
Jamais ses prédécesseurs n’ont eu cette idée d’honorer les grands hommes qui ont fait l’histoire de la Rd-Congo. Mais très audacieux, André Kimbuta a procédé à l’érection du monument Kasa-Vubu, le tout premier président de la Rd-Congo au rond point Kimpwanza. Et ce n’est pas tout.
André Kimbuta s’active pour ériger dans les tout prochains jours un monument en souvenir du prophète Simon Kimbangu au croisement des avenues Université et Bongolo.
De la gestion de la ville de Kinshasa
Pour la première fois de l’histoire de la Rd-Congo, la gestion des provinces n’est pas laissée aux gouverneurs seuls. Et la ville-province de Kinshasa ne fait pas exception à la règle. Ce qui signifie en clair que Kimbuta a, en face de lui, une Assemblée provinciale mais aussi un gouvernement provincial, deux institutions qui n’ont jamais existé avant.
Si le Gouverneur est maître de son gouvernement, cela n’est pas le cas pour l’Assemblée provinciale composée des députés de différentes formations politiques. Et à Kinshasa, c’est l’opposition qui a la majorité à l’Assemblée provinciale.
Cela dit, est-il permis à André Kimbuta de se passer de ces deux institutions, c’est-à-dire, de l’Assemblée provinciale et du gouvernement provincial dans la prise de décisions pour la gestion de la ville ?
Même si l’on n’est pas d’accord avec André Kimbuta, il faut saluer son courage et son sens managérial qui font qu’il n’y ait pas de conflit entre lui et les institutions provinciales. On sait qu’ils sont combien ces gouverneurs qui sont tombés pour mauvaise gestion. Kimbuta seul serait un mauvais gouverneur qui échapperait à la vigilance de l’Assemblée provinciale ?
André Kimbuta, des nerfs solides
En fait, s’il y a un homme qui dort peu parmi les kinois, c’est bien le gouverneur de la ville de Kinshasa. Et c’est tout à fait normal, responsabilités obligent. Son téléphone est l’un de ceux qui sonnent le plus tant les appels affluent de toute la ville mais aussi de l’intérieur du pays et pourquoi pas de l’’extérieur de la Rd-Congo ?
Des demandes qui sont les plus souvent d’ordre financier ou d’argent tout court ne cessent de remplir les oreilles du gouverneur qui est censé tenir compte de tout cela pour ne pas se discréditer auprès des uns et des autres. L’on sait tout aussi que ces demandes sont en fait et parfois des ordres à exécuter à tout prix. Que Kimbuta trouve un moment pendant le week-end pour se divertir quelque part dans sa ville, qu’elle est le péché qu’il commet en rapport avec sa gestion ? Serait-il interdit à un gouverneur de la capitale de se détendre, lui qui est chaque jour sous pression ne fut-ce que par la présence des autorités nationales ?
Quoi qu’il en soit, les résultats sur le bilan d’André Kimbuta à la tête de la ville-province de Kinshasa sont connus et appréciés. Il est vrai qu’il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. A moins que l’on préfère voir sans voir et entendre sans entendre. Faute d’argument, les adversaires politiques d’André Kimbuta Yango s’agitent et s’acharnent sur la vie privée du gouverneur. Cela signifie qu’on fait flèche de tout bois pour tenter de remplacer le ‘’Haut Sommet’’.
B.G
La Pros.
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