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Coopération avec les Fdlr Julien Paluku rejette les accusations rwandaises en bloc !
Kinshasa, le 07/07/2012
Qui a finalement provoqué la fuite des combattants rwandais regroupés à Kasiki, en août 2008 ? Et, qui a dit que Julien Paluku, Gouverneur du Nord-Kivu, serait de mèche avec les Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda (FRDL) afin de planifier, en complicité avec les FARDC, des prétendues attaques terroristes au Rwanda? Les réponses à ces questions, comme pour tant d’autres, sont déductibles dans la mise au point faite, le jeudi 5 juillet 2012, par Julien Paluku Kahongya. Ce, au regard des graves accusations portées contre lui, en date du 28 juin dernier, par Mme Yollande Makolo, Directrice de communication du Président rwandais Paul Kagamé. Selon cette dernière, le Gouverneur a été chargé d’identifier les personnes ayant des contacts avec les FDLR et qui pourraient permettre d’établir un lien avec le commandement en chef des FDLR, pour le persuader de reprendre la coopération avec les FARDC au motif de mener une incursion terroriste au Rwanda. Dans sa riposte, le Premier citoyen du Nord-Kivu a, au cours d’une conférence de presse tenue le 5 juillet à Goma, apporté des éléments de réponse à ce sujet. Il a diachroniquement démontré, sans les citer, les vrais pyromanes qui attisent le feu à l’Est de la RD Congo. En partant de la rébellion de Laurent Nkunda jusqu’à la dernière version en vogue, à savoir, le mouvement du « 23 mars » (M 23). Le seul péché de cette autorité provinciale, c’est celui d’avoir accordé une attention particulière au projet « paix et réconciliation » initié par l’Eglise du Christ au Congo, en vue de sensibiliser les FDLR à retourner au Rwanda, leur pays natal.
Une semaine après l’intervention gravissime de la chargée de communication du Chef de l’Etat rwandais, Julien Paluku est revenu à la charge, pour éclairer la lanterne de l’opinion tant nationale qu’internationale, sur la prétendue réorganisation des FDLR à travers sa personne. Il a, à cet effet, démontré à travers l’évolution de guerres dans l’Est, que la RDC a fait montre de sa volonté de vouloir pacifier la région des Grands Lacs. Cela, en se débarrassant de ces éléments des FDLR. Comme pour répondre à la chargée de communication rwandaise, le Gouverneur du Nord-Kivu a retracé l’histoire du regroupement des FDLR rwandais, en 2008, dans la localité de Kasiki, en territoire de Lubero. C’était dans le seul souci de les rapatrier dans leur Rwanda natal, a-t-il indiqué. Une délégation rwandaise dans laquelle, figurait M. Damacene de la présidence du Rwanda, était même de la partie pour constater ces efforts entrepris par l’Eglise du Christ au Congo et le Gouvernement congolais. Mais, seulement, ces efforts ont été sabotés par la guerre de Laurent Nkunda, en août 2008, soit un mois après le regroupement de ces ex-combattants. Au cours d’une nuit, affirme le Gouverneur, tous les ex-combattants ainsi que leurs dépendants regroupés disparaîtront dans la nature « à la suite de l’avancée des rebelles de Laurent Nkunda dont la provenance du soutien était connu de tous ». De ce fait, entre la RDC et ceux qui ont créé la guerre de Laurent Nkunda qui d’entre les acteurs, s’est réellement investi dans la paix ? S’est-il interrogé. S’agissant de la question de savoir qui a finalement provoqué la fuite des FDLR, pourtant, regroupés à Kasiki en vue de leur rapatriement, le Gouverneur a, au regard des faits constatés, laissé à chacun la latitude d’en déduire la vérité.
Et, dans tout cela, Julien Paluku a répliqué avec des statistiques qui témoignent des efforts inlassablement entrepris depuis qu’il occupe ce Gouvernorat en 2007. Tout compte fait, de 1990 à nos jours, il y a eu 107.817 rwandais rapatriés y compris les combattants FDLR.
Par ailleurs, le Gouverneur a fait savoir qu’il ne reste plus que moins d’un millier des FDLR au Nord-Kivu, les autres étant des FDLR dites « congolaises » qu’on retrouve aussi bien à Masisi, Walikale, Rutshuru et Sud Lubero.
Lettre du Gouverneur à la Monusco
Pour marquer son soutien à la démarche de l’ECC dont le principal mobile est de sensibiliser les FDLR en vue de leur retour au Rwanda, le Gouverneur avait, envoyé une lettre à la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo (MONUSCO). L’objet de cette correspondance était de solliciter auprès de la Monusco une demande de MOP en faveur de huit personnes qui composaient la délégation de l’ECC à destination de localités où résident ces ex-combattants rwandais. A en croire cette correspondance, rien de semblable à une quelconque coopération avec les FDLR pour attaquer ce pays voisin, ne figure dans cette affaire.
La Pros.
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