|
Report sine die !
Kinshasa, le 04/07/2012
Prévue pour ce mercredi 4 juillet 2012, l’opération de réception et traitement des candidatures pour les élections provinciales est reportée sine die. Le Rapporteur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), M. Matthieu Mpita, l’a fait savoir dans un communiqué de presse. Il soutient que ce report fait suite au rapport d’évaluation du processus électoral présenté devant la représentation nationale et qui attend des recommandations pertinentes de cette institution. C’est seulement après que la CENI pourra publier un autre calendrier réaménagé. Du coup, le débat s’invite sur la place publique. D’aucuns voudraient savoir le temps que va prendre l’Assemblée Nationale pour formuler lesdites recommandations et les envoyer à la CENI. Et combien de temps prendra la CENI pour les intégrer dans son calendrier. Toutes ces questions valent leur pesant d’or. Pour quoi ? Parce que les mêmes causes produisant les mêmes effets, la crainte de voir les élections se tenir comme au quinquennat 2006-2011 hante déjà la classe politique. La Commission Electorale Indépendante (CEI), sous la direction de l’Abbé Malumalu n’avait pour mérite que d’avoir organisé l’élection présidentielle à deux tours, les élections législatives, les provinciales, des Gouverneurs et les élections sénatoriales. Pour la suite du processus, l’Abbé a fermé son carnet et est resté aphone. Pourtant réclamées à cor et à cri, les élections urbaines, municipales et locales n’ont pu être organisées jusqu’à ce que 2011 a surpris tout le monde, surtout ceux intéressés malheureusement auxdites élections, pour défendre leurs entités. Aujourd’hui, plus que hier, le même sceptre réapparaît avec ce tirage en longueur des élections provinciales. Car, au-delà du calendrier, il y a des fonds qu’il faut mobiliser, si pas disponibiliser. Il faut revoir la cartographie des bureaux de vote, le déploiement des matériels… Ici, les élus du peuple, toute tendance confondue, n’ont pas ménagé la CENI, en l’enjoignant de prendre toutes les dispositions utiles pour rapprocher les bureaux de vote des électeurs, afin de les épargner de longues distances. Au-delà de ces aspects, les fins calculateurs se projettent déjà en 2016, année qui sanctionne la fin du deuxième quinquennat et le début du troisième, avec toutes les conséquences déterminées par la Constitution. C’est non sans raison. Repousser la tenue des élections provinciales…, aura, inévitablement, des implications sérieuses sur la marche des institutions au niveau local. Or, c’est ici que misent certains perdants des élections législatives, pour se reclasser soit comme Gouverneur, Ministre provincial ou encore comme Sénateur. Ce qui explique tout aussi la pression dans l’opinion, bien que l’idéal soit celui de tout faire pour respecter et faire respecter les échéances électorales. C’est cela la démocratie.
La Pros.
La Pros.
|