|
Affaire Diomi : Angèle Makombo réclame justice !
Kinshasa, le 02/07/2012
‘‘…En tant que mère, je tiens, au nom de mon parti et en mon nom personnel, à apporter mon soutien et exprimer ma solidarité à Monsieur Kennedy Kambala Kasuyi, membre de la LIDEC et candidat aux dernières élections législatives dans la circonscription de la Funa/Kinshasa, face à la tragédie qu’il vit en ce moment en tant que père des deux fillettes de 14 et 15 ans abusées sexuellement et violées par l’Honorable Eugèle Diomi Ndongala’’. Telle est la réaction, à chaud, de Mme Angèle Makombo, Présidente de la LIDEC, dans une déclaration parvenue ce dimanche 1er juillet 2012 à la Rédaction de La Prospérité, sur ce qu’on peut qualifier désormais de ‘‘l’Affaire le Procureur contre Diomi Ndongala’’. Pour Mme Makombo Angèle, cette affaire qui a indigné, choqué, bouleversé plus d’un à la LIDEC, n’est pas du tout montée, encore moins, une affaire politique entre la Majorité au pouvoir et l’opposition. Mais, il s’agit, ajoute-t-elle, d’une sombre et révoltante affaire de mœurs impliquant adulte, qui a abusé sexuellement deux fillettes mineures d’une même famille. Ce fait étant condamnable par la loi, Angèle Makombo, tout en réclamant justice, exhorte les responsables politiques à dénoncer les brebis galeuses qui se cachent parmi eux et non de couvrir leurs agissements.
Sans commentaires de notre part, lisez plutôt, ci-après, la déclaration de la Présidente de la LIDEC sur l’affaire Diomi Ndongala Eugène.
DECLARATION DE MME ANGELE MAKOMBO, PRESIDENTE NATIONALE
DE LA LIGUE DES DEMOCRATES CONGOLAIS
En ma qualité de Présidente nationale de la Ligue des Démocrates Congolais (LIDEC), parti politique de l’opposition, et en tant que mère, je tiens, au nom de mon parti et en mon nom personnel, à apporter mon soutien et exprimer ma solidarité à Monsieur Kennedy Kambala Kasuyi, membre de la LIDEC et candidat aux dernières élections législatives dans la circonscription de la Funa/Kinshasa, face à la tragédie qu’il vit en ce moment en tant que père des deux fillettes de 14 et 15 ans abusées sexuellement et violées par l’Honorable Eugène Diomi Ndongala.
Nous à la LIDEC sommes indignés, choqués, bouleversés et condamnons énergiquement ces actes ignobles, qui sont sanctionnés par la loi. Au départ, nous ne voulions pas intervenir dans cette affaire mais laisser la justice suivre son cours. Mais compte tenu de la politisation que certains veulent faire de ce drame, la LIDEC ne peut plus se taire.
Il ne s’agit pas d’une affaire montée, il ne s’agit pas d’une affaire politique entre la majorité au pouvoir et l’opposition, mais d’une sombre et révoltante affaire de mœurs impliquant un adulte, responsable politique et parlementaire de surcroit, qui a abusé sexuellement deux fillettes mineures appartenant à une même famille. Les viols sur mineurs, les relations sexuelles avec des mineurs sont condamnés par la loi mais sont malheureusement de plus en plus répandus dans notre pays la République Démocratique du Congo à cause de l’impunité dont jouissent les auteurs de tels actes. Il faut que cela cesse.
En tant que citoyens, en tant que responsables politiques, il nous incombe de dénoncer les brebis galeuses qui se cachent parmi nous et non de couvrir leurs agissements. Les responsables politiques congolais que nous sommes devrions nous inspirer du comportement louable que nos homologues dans certains pays étrangers ont eu au cours d’affaires de mœurs similaires ayant récemment défrayé la chronique. Plutôt que de couvrir les actes honteux et répréhensibles de leurs pairs, ces derniers ont eu le courage soit de les condamner, soit d’être solidaires avec les victimes. Ceux qui prennent fait et cause pour Monsieur Diomi Ndongala aujourd’hui, auraient dû d’abord prendre la peine de s’enquérir des faits ou de chercher à approcher la famille victime des exactions de ce personnage censé être un représentant de la nation. Aujourd’hui, Monsieur Kambala Kasuyi, la victime, est insulté, vilipendé, menacé de mort au téléphone, au lieu d’être réconforté. C’est le monde à l’envers, c’est une inversion des valeurs !
Tous les congolais devraient se sentir interpellés par ce crime odieux et ce drame que vivent Monsieur Kambala Kasuyi et sa famille. Nous réclamons justice et pour ce faire, nous osons faire confiance en la justice de notre pays.
Kinshasa, le 1er juillet 2012
La Pros.
|