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Lancement de billets à valeur faciale adaptée
Jean-Louis Kayembe explique aux étudiants de l’UPN le bien fondé de nouvelles coupures
Kinshasa, le 28/06/2012
Le directeur général de la Banque Centrale du Congo chargé de la politique monétaire, Jean-Louis Kayembe, poursuit sa campagne d’explication, dans différentes universités, sur les nouveaux billets que son institution entend lancer sur le marché la semaine prochaine. Pour le lundi dernier, une conférence débat été organisée à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) aux environ de 11h30’, avec comme thème : ‘’ l’impact des nouveaux billets de francs congolais sur l’économie nationale et le changement du niveau de vie de la population congolaise’’. C’était en présence du Secrétaire général académique, le Professeur Clémence Kasinga Ngwos, représentant personnel du Recteur, des professeurs, du corps administratif et des étudiants. Des pertinentes questions ont été posées au conférencier du jour, notamment le bien fondé de ces nouvelles coupures et si elles ne vont pas occasionner l’inflation comme à l’époque de la deuxième République.
Pour mieux expliciter sa matière, Kayembe wa Kayembe, a subdivisé son exposé en cinq grandes parties. Il s’agit de la justification et la nécessité du lancement de ces coupures, le contexte d’émission de ces coupures, les stratégies d’émissions, les mesures d’encadrement et enfin les avantages de la mise en circulation de coupures à valeur faciale adaptée. Parlant de la justification et de la nécessité, le Directeur Général en charge de la politique monétaire a fait savoir l’importance de l’éventail fiduciaire au sein d’une économie. L’éventail fiduciaire au sein d’une économie doit être large, pour faciliter les transactions, a-t-il martelé. Etablissant ainsi une différence, il a, par ailleurs fait savoir que la République Démocratique du Congo malgré sa grandeur n’a que 4 dénominations jusqu\'à ce jour. Il s’agit de 50, 100, 200, et 500Franc Congolais, tandis que sous d’autres cieux l’éventail fiduciaire est de 14. Nous devons procéder à l’élargissement de l’éventail fiduciaire. En juin 1998, nous avions 11 dénominations, a-t-il signalé. Et de poursuivre que la dénomination disparaît souvent par perte de pouvoir d’achat de billets. Par ailleurs, il a indiqué que la plus grande coupure de notre pays ne représente même pas 1 USD. Par rapport au contexte d’émission de ces coupures, Kayembe wa Kayembe, Chef de travaux de son état, s’est exprimé en ces termes : « La banque ne va émettre que 8.000.000 de billets. Il y aura équilibre sur la fabrication des monnaies. La plus grande quantité d’émission de ces coupures se fera au mois de juillet. Il a signifié que la banque continuera à fabriquer en grande quantité les petites coupures, pour qu’il ait équilibre sur le marché et pour que ces billets ne perdent pas leur pouvoir d’achat. Concernant les mesures d’encadrement, l’homme pense que tout est bien maîtrisé du fait que la Banque Centrale du Congo à renforcer les mécanismes de suivie. Pour ce qui est des avantages de la mise en circulation de grosses coupures, il va faciliter la dédollarisation de l’économie, réduire le coût d’exploitation de la banque centrale. Et il facilitera les transactions. « Vous pouvez avoir 100.000 FC, mais parce qu’on n’a pas des grosses coupures, vous allez vous retrouver avec une grande quantité des billets dans vos poches, a-t-il soutenu. Les trois billets qui seront lancés le 02 juillet prochain ne causeront pas d’inflation parce que la Banque Centrale du Congo a déjà pris des mesures préventives.
Débat : Questions et réponses
Après son allocution, le Directeur Général de la Banque Centrale du Congo, chargé de la politique monétaire, s’est mis à la disposition de l’auditoire pour des questions éventuelles. Le Secrétaire Général académique de l’Université Pédagogique, Clémence Kasinga, était le premier à intervenir en posant quelques questions pertinentes. Il a cherché à savoir les matières avec lesquelles on fabrique les billets de francs congolais et avec quelle durée de vie. Par quel mécanisme la banque centrale va-t-elle procéder pour lutter contre l’inflation ? En réponse à ces questions, Jean Louis Kayembe wa Kayembe, a éclairé la lanterne de son auditoire à la grande satisfaction de tous.
La Pros.
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