|
Mis en circulation de nouveaux billets
Les banquiers et la FEC déterminés à accompagner la BCC !
Kinshasa, le 26/06/2012
A une semaine du lancement officiel des billets à valeur faciale adaptée, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, est entrain de mettre le bouchon double pour qu’aucun grain de sable ne vienne à faire gripper l’opération. Hier lundi, 25 juin 2012, l’Argentier national a été successivement avec les membres de l’Association Congolaise des Banques, au siège de la Trust Making Banc (TMB) ainsi qu’avec les membres de la Fédération des Entrepreneurs du Congo (FEC). Avec les uns et les autres, le dénominateur commun a été l’explication du Gouverneur Jean-Claude Masangu sur les tenants et aboutissants de cette opération de lancement, le 2 juillet 2012, des billets à valeur à faciale adaptée, 1.000, 5.000 et 10.000 FC. Si Jean-Claude Masangu a souligné que le moment est propice pour l’émission de ces nouvelles coupures, il s’est appuyé sur des données fiables et crédibles : stabilité macroéconomique avérée sur les dernières années attestée par un taux d’inflation maîtrisé ; un taux de change fluctuant en dessous de 1% ; des excédants budgétaires ; une croissance économique entre 5 et 7% l’an et des réserves de change de USD 1.321 millions au 22 juin, soit 7,48 semaines d’importation des biens et services. Ces éléments, a-t-il souligné, doivent plutôt rassurer, contrairement aux craintes exprimées dans l’opinion publique qui prend pour référence des réalités datant d’il y a 20 ans, soit 1990-1994 où les déficits de l’Etat étaient monétisés par la Banque centrale, les taux d’inflation accusaient entre 3 et 4 chiffres et les réserves de change inexistantes. Y a-t-il des stratégies pour la réussite de ces nouveaux billets ? Cette question, qui taraude les esprits de beaucoup de gens dans presque tous les milieux, a trouvé des réponses satisfaisantes qui ont conduit tant les banquiers, au sein de l’Association Congolaise des Banques, et les entrepreneurs au sein de la Fédération des Entrepreneurs du Congo (FEC), à se déterminer pour accompagner la BCC dans cette opération. Pour Michel Losembe, Président de l’Association Congolais e des Banques, les stratégies mises en place sont rassurantes ; encore que ce sont les banques commerciales qui avaient formulé la demande pour le lancement des billets pour qu’il n’y ait pas de problème de manipulation des monnaies. Quant Albert Yuma, Président de la FEC, le moment est opportun et qu’il n’y aura pas d’impacts négatifs et, ce faisant la FEC s’engage à accompagner la BCC. Il en est de même de M Bob Tumba, président des entreprises de télécommunications, il n’y a pas non plus d’inquiétude, parce que sa fédération appuie la BCC. S’agissant des stratégies, Jean-Claude Masangu a indiqué que sur le point de vue de l’émission, c’est l’idée de programmation qui domine. Le volume des émissions de ces billets se chiffrent à 20,4 milliards FC en tenant aussi compte des émissions de remplacement de petites coupures, 50, 100, 200 FC dont l’opération de destruction se poursuit pour les billets impropres en circulation. Cette programmation, a-t-il poursuivi, prévoit une émission pyramidale, c’est-à-dire plus de coupures de 1.000 FC à concurrence de 72%, un peu moins de coupures de 5.000 FC autour de 22% et encore moins de coupures de 10.000 FC, soit 6% de la valeur globale. Ainsi, pour répondre au souci de préservation de la stabilité des prix intérieurs, du taux de change et pour éviter un arrondissement des prix à la hausse, la BCC va poursuivre l’émission des coupures à faibles valeur faciale, 50,100,200 et 500 FC. Au titre de la politique monétaire, la BCC privilège le circuit bancaire, mais signale qu’aucune banque commerciale ne sera approvisionnée avant le 2 juillet. Il en est de même sur le plan de la politique de change et de la politique budgétaire. Par ailleurs, il sied d’indiquer que le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo n’a pas manquer de relever les avantages certains que doit procurer cette opération tant pour les banquiers, les entrepreneurs que pour toute la population.
La Pros.
|