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Est de la RDC
Des observateurs invitent à la Monusco d’agir et non de faire semblant !
Kinshasa, le 19/06/2012
Les Nations Unies, réunies en Conseil de Sécurité, ont recommandé une enquête pour démasquer ceux qui sont derrière Bosco Ntaganda et sa bande du M23. Parallèlement, le même conseil a décidé de proroger le mandat de la Monusco pour 12 mois de plus. En effet, le Conseil de sécurité des Nations Unies a décidé ainsi afin d’aider les forces armées de la République Démocratique du Congo a en finir avec une série de mutineries qui ne cesse de naître à l’Est du pays de Lumumba. Par ailleurs, cette mission est sujette à plusieurs critiques de la part des observateurs congolais, qui estiment que c’est à chaque fois que le mandat de cette mission arrive à terme que les tensions deviennent vives à l’Est. Ces observateurs accusent la Monusco d’avoir passé à côté de sa mission principale, celle de la stabilisation de la RD. Congo. Si hier, la mission était d’observation, mais aujourd’hui c’est pour la stabilisation. Question. Peut-on stabiliser sans participer à l’action ? L’action ici, c’est la guerre, a-t-on fait savoir. A cette problématique, la Monusco dit n’avoir pas reçu mission de combattre, mais de protéger les populations civiles dans les zones touchées par des conflits et des guerres, et aussi, elle intervient pour apporter son soutien logistique et technique à l’armée congolaise. Cette mission ne décide pas, a-t-on indiqué. Au tant dire alors que cette feuille de route est mal comprise par les congolais, qui estiment qu’on ne peut pas mettre fin à la guerre, comme celle de l’Est sans combattre les mutins. Qui veut la paix, prépare la guerre
Pourtant, c’est en s’appuyant sur le rapport du représentant du Secrétaire Général de l’ONU en République Démocratique du Congo, M. Roger Meece, que cette décision a été prise. Lequel rapport fait état d’une insécurité qui prévaut à l’Est de la RD. Congo. Or, il sied de signaler que cette décision tombe au moment où l’opinion publique et plusieurs observateurs politiques au Congo/Kinshasa ont estimé que cette mission onusienne devrait faire ses valises. Hélas ! Les congolais devront encore supporté cette pullule pour douze mois de plus. Mais, la lancinante question est celle de savoir qui soutient Bosco Ntaganda ? D’après plusieurs rapports des organismes internationaux, s le numéro Un du M23 obtiendrait de l’aide du pays voisin de la RD. Congo, le Rwanda principalement. Cette information a été confirmée par le Gouvernement congolais, par le biais de son porte-parole, Lambert Mende, qui a avancé le nombre de près de 200 à 300 soldats formés et équipés par Kigali pour venir renforcer les mutins à l’Est. En effet, le Gouvernement congolais accuse le Rwanda pour sa passivité quant à ce. De son côté, le Gouvernement rwandais, par le canal de sa Ministre des Affaires étrangères, a rejeté toute implication de ses hommes dans l’insécurité qui prévaut actuellement à l’Est de la RD. Congo. Selon les sources dignes de confiance, Reymond Tshibanda, Ministre des Affaires étrangères et Coopération internationale de la RD. Congo, aurait entrepris des démarches auprès des pays voisins autres que le Rwanda, afin que ces derniers puissent accompagner la RD. Congo dans sa lutte contre la mutinerie à l’Est et l’implication des pays étrangers. De sa part, les Nations Unies, informées de l’implication des pays étrangers dans la recrudescence de la violence armée au Nord et au Sud-Kivu, exige une enquête pour démasquer les vrais auteurs. Mais qu’est ce qu’il faut encore démontrer ? Qui n’a pas encore compris le double jeu que joue Kigali ? En effet, plusieurs langues dans l’opinion publique soutiennent que les Nations Unies font semblant. On se souviendra qu’ils étaient premiers a dénoncé le M23, puis ce fut le tour des organismes internationaux. Mais, au cours d’une conférence de presse, la Monusco avait quant à elle nié avoir dit que le Rwanda était impliqué dans la mutinerie à l’Est. Après un moment, elle était revenue à la raison pour dire que 11 éléments qui s’étaient rendus à leur base avaient déclaré avoir été recrutés, formés sur le territoire rwandais pour venir renforcer le M23. Face à cette cacophonie, plus d’un observateur congolais estiment que cette mission onusienne doit cesser de faire semblant. Par contre, elle doit passer à la vitesse supérieure, donc participer au combat afin de mettre fin à cette aventure. Toutefois, quant à la prorogation du mandat, la pullule est amère, mais il faut la supporter. Mais, que dit le Gouvernement congolais quant à ce ? Qui ne dit mot consent, dit-on. Dans la recherche de la paix, le Gouvernement congolais semble ne pas avoir de choix face à la décision du Conseil de Sécurité de proroger le mandat de la Monusco.
JC Nyangu
La Pros.
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