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Fausses rumeurs !
Kinshasa, le 19/06/2012
A moins de trois semaines de la mise en circulation de nouvelles coupures à valeur faciale adaptée, le ciel politique et économique congolais se voit truffé des trivialités et autres platitudes du genre des cartons de gros billets se trouvent ça et là dans les rues. Les porteurs de ce message ne s’affichent pas pour autant, mais laissent planer la traînée de poudre, au point que certaines personnes s’en approprient et, au finish, c’est le clabaudage, pour créer la zizanie dans les esprits apaisés des citoyens congolais, confiant en leur Gouvernement et leur Institut d’émission. Informés, les officiels n’ont pas tardé à remettre les pendules à l’heure. Après la réunion hebdomadaire d’hier, à la Primature, qui a vu regroupé autour du Premier Ministre, Matata Ponyo, le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, Daniel Mukoko, le Ministre Délégué aux Finances, Patrice Kitedi, ainsi que le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, deux petits mots ont suffit pour rassurer l’opinion nationale. Il s’agit de « fausses rumeurs ». Daniel Mukoko et JC Masangu ont émis sur la même longueur d’onde quant à ce. La lancinante question, c’est de savoir pourquoi cala arrive-t-il maintenant. A quel jeu veut-on jouer en distillant des incongruités ? L’idée, sans nul doute, c’est de saper les efforts déployés par le Gouvernement. Malheureusement, c’est sans compter avec toute la stratégie mise en place par l’équipe dirigeante pour déjouer toute manœuvre de sabotage. D’abord, note l’Argentier national, le seul circuit pour toucher les grosses coupures reste les banques commerciales. Ainsi, membres du Gouvernement, fonctionnaires…, y passeront pour certainement découvrir la richesse culturelle du pays gravée à travers les nouveaux billets. Ensuite, c’est que ces grosses coupures seront mises en circulation progressivement et petit à petit de façon à apaiser la population. Enfin, les petites coupures de 50, 100 et 200 FC seront émises concomitamment ; signe qu’elles ne vont pas disparaître. Au-delà de ces faits, JC Masangu souligne que la campagne de destruction des billets impropres se poursuit. Mais, l’originalité, c’est que la masse des billets impropres détruits, correspond à la masse de nouvelles coupures, cela pour améliorer l’éventail fiduciaire. Autant dire qu’il n’y a plus de raisons à s’inquiéter, a laissé entendre un observateur averti, qui estime, par ailleurs, que tout ce qui se trame n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. Car, point besoin de laisser la place à de fausses rumeurs.
La Pros.
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