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Lutte contre les violences sexuelles
La Monusco forme 240 magistrats congolais quant à ce !
Kinshasa, le 14/06/2012
La salle de conférence de l’ONU à Kinshasa dans la commune de la Gombe a servi de cadre le mercredi 13 juin 2012, à une conférence de presse entre la mission onusienne au Congo, La Monusco et la presse tant locale qu’internationale. En effet, plusieurs questions ont été débattues tout long de cette conférence. Notamment, les questions relatives à la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo, celles liées à la situation humanitaire de la population congolaise et celles relatives aux activités de l’Equipe-Pays de la Monusco. Le commandant Thibaut de Lacoste, porte-parole militaire a.i. de la Monusco, a fait savoir que la situation sécuritaire est restée calme dans les provinces de l’Ouest de la République Démocratique du Congo, en dépit des phénomènes de conflits fonciers ou de banditisme qui persiste. A ce sujet, la force de la Monusco maintient son soutien au programme d’assistance humanitaire et continue a assister la population dans la zone de Mbandaka qui est menacée par l’épidémie de choléra, notamment en livrant des médicaments par des moyens aériens. En ce qui concerne la Province Orientale, la situation sécuritaire dans la semaine sous examen est émaillée de nouveaux incidents. Les opérations conjointes entre les FARDC et la Force de la Monusco se poursuivent, de même que les patrouilles régulières dans toute la région. Dans le cadre de l’opération (Poing d’Acier) destinée à lutter contre la LRA, l’entraînement conjoint d’unités de la Force de la Monusco et des forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) se prolonge à Dungu. En Ituri, il a fait savoir que le Front de résistance patriotique d’Ituri occupe toujours bon nombre de localités, c’est ce qui fait que la situation sécuritaire dans cette partie du territoire national, reste relativement figée et imprévisible. Au Nord-Kivu, les principaux foyers de tension persistent et mobilisent toujours autant des unités de la Force de la Monusco, déployées dans cette province. Pourtant, entre Walikale et Masisi, le long de l’axe Niyabyondo- Kibua- Mpofi, les menaces des Mayi-Mayi Cheka et APCLS persistent, tandis que les opérations des FARDC se poursuivent pour reprendre le contrôle de la zone. Par ailleurs, souligne-t-il, le Sud du territoire de Lubero reste sous la menace des FDLR et de divers groupes Mayi-Mayi. Pour le Sud-Kivu, le commandant Thibaut a laissé entendre que la situation sécuritaire dans cette province est sous contrôle des Forces armées de la République démocratique du Congo et la Force de la Monusco. Les menaces de groupes armés persistent, surtout dans le territoire de Kalehe entre le FDLR et les Rahiya Mutomboki, et dans le territoire de Fizi sous la menace des Mayi-Mayi Yakutumba et des divers groupes armés. Et face aux activités croissantes des Mayi-Mayi Yakutumba sur le lac Tanganyika, la nouvelle opération (Navigation sûre) a commencé et mène des patrouilles navales et terrestres en divers endroits entre Uvira au Sud-Kivu et Moba au Katanga. Madnodje Mounoubai, porte-parole civil de la Monusco a annoncé à la presse que 15 magistrats travailleront à la formation d’environ 240 autres magistrats civils et militaires, en matière de lutte contre l’impunité des violences sexuelles dans les six provinces de Bandundu, Bas-Congo, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Katanga et Kinshasa. Ces 15 magistrats ont participé du 13 au 18 avril 2012 à une formation de formateurs organisée par le Bureau Conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme en partenariat avec le Service de documentation et d’études du Ministère de la Justice et le conseil supérieur de la magistrature, et soutenue par l’Agence suédoise de coopération internationale au développement. Il sied donc de noter que, le travail de renforcement des capacités des autorités judiciaires nationales dans le traitement des cas de violences sexuelles par le BCNUDH entre dans le cadre du programme national de lutte contre les violences sexuelles du gouvernement et des Nations Unies. Pour les activités de l’Equipe-pays de la Monusco, le chef de la communication du PNUD, Florence Marchal, a fait savoir qu’en marge de la journée de l’enfant africain célébrée le 16 juin de chaque année, en mémoire du massacre, en 1976, d’élèves de Soweto en Afrique du Sud, qui revendiquaient alors de pouvoir étudier dans leur langue maternelle et non en Afrikaans, une série d’activités sera organisée sur l’ensemble du territoire national congolais. En effet, la journée sera célébrée sous le thème : ‘’Les droits des enfants handicapés, le devoir de protéger, de respecter, de promouvoir et de réaliser. A cet effet, des échanges avec les enfants vivant avec handicap sont en effet prévus en vue de recueillir les préoccupations de concernés et de les présenter auprès des décideurs dans les différentes Assemblées provinciales. A Kinshasa, des émissions radiotélévisées sont planifiées avec la participation des enfants.
JC Nyangu
JC Nyangu
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