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Lancement de nouveaux billets de Francs Congolais
Jean-Claude Masangu en donne les raisons !
Kinshasa, le 11/06/2012
Point n’est donc besoin de laisser trôner longtemps, le Dollar américain, alors qu’il existe une monnaie locale. Point n’est question, non plus, de continuer à considérer le Franc congolais comme un sous multiple du Dollar. Ce, entre autres, ces refus issus des études d’opportunité menées par la Banque Centrale du Congo (BCC) qui ont motivé cette Institution monétaire à procéder le 2 juillet 2012, au lancement des nouvelles coupures de 1.000, 5.000, 10.000 et 20.000 Francs congolais. Cette décision a été officiellement annoncée à la presse, au cours d’un discours tenu par le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le vendredi 8 juin, dans la salle de réunion de l’Institut d’émission. Le numéro Un de la BCC a, au cours de son mot d’adresse, évoqué les raisons de cette émission de nouvelles coupures à valeur faciale adaptée ainsi que le choix de la période qui a caractérisé cette profonde reforme.
Dans le souci de booster l’économie nationale en injectant des coupures à valeur faciale y adaptée et, ainsi réduire l’hégémonie des monnaies étrangères, la Banque Centrale du Congo, en accord avec le Gouvernement de la République, ont décidé d’opérer reforme sur la monnaie congolaise. Parmi les raisons qui ont conduit à cette reforme, l’on peut citer l’aggravation de la dollarisation de l’économie à concurrence de 89,0 % évoqué par le Gouverneur de la BCC ; la déformation du processus de la déformation des prix des biens et services car, ces derniers étant fixés pour la plupart par rapport aux devises étrangères ; la réduction de l’éventail fiduciaire de la monnaie nationale, lequel ne compte qu’à ce jour 4 coupures ; l’aggravation continue du coût de fabrication et de distribution des billets de banque actuellement en circulation dont les valeurs libératoires dans les transactions sont très différentes et enfin, la réduction de la portée de la politique monétaire résiduelle en Franc Congolais. Voila l’arsenal des raisons qui ont milité pour cette reforme.
Les avantages de réforme
Au regard de l’état actuel du Franc Congolais, il est d’une nécessité impérieuse qu’une telle reforme soit faite. L’Autorité monétaire l’a reconnu au cours de son discours. Il a, avant de clore son propos, indiqué que l’adaptation de cet éventail fiduciaire contribuera à la réhabilitation des trois fonctions de la monnaie nationale. En cela, a-t-il poursuivi, elle rendra plus commode le dénouement des transactions, notamment celles de grandes valeurs, et en réduire les coûts pour les agents économiques. Autre avantage, c’est que la reforme de la structure fiduciaire contribuera aussi à la lutte contre la dollarisation de l’économie nationale. A en croire M. Jean-Claude Masangu, cette réforme fondamentale permettra également au public d’utiliser le Franc Congolais non pas comme une monnaie divisionnaire des devises, mais comme un instrument de paiement stable, fiable et sûr.
Il y a lieu de signaler que cette grande rencontre avec la presse était l’une des grandes opportunités que s’est offerte la BCC pour vulgariser ce lancement des nouveaux billets qui interviendra au début du mois prochain.
Dido Nsapu
Dido Nsapu
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