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Voici le programme officiel des obsèques de Ndombe Opetum !
Kinshasa, le 05/06/2012
Décédé le 24 mai dernier à Kinshasa, l’artiste musicien Paul Ndombe Opetum sera porté en terre le 12 juin prochain. La levée du corps interviendra le lundi 11 juin 2012 à 9h30’ de la morgue de la Clinique Ngaliema à destination de sa résidence officielle.
C’est-à-dire, sur l’avenue Kisantu N°32 dans la commune de Bandalungwa, à Kinshasa. Sur place, il est prévu un recueillement pour les voisins du quartier ainsi que les membres de la famille pendant une heure, après la dépouille mortuaire sera transportée à l’esplanade du stade de Martyrs où sera organisé la veillée mortuaire. C’est au stade de la pentecôte que le corps de l’artiste sera exposé pour les derniers hommages avant l’enterrement prévu le 12 juin à 14h au cimetière nécropole de la N’sele. Ce programme funèbre a été soumis et adopté au gouvernement central par l’entremise du ministère de la Culture et des Arts. Le comité organisateur qui a livré cette information, a pris toutes les dispositions nécessaires pour honorer à sa juste valeur ce grand compositeur de la rumba congolaise moderne. Notons que ce comité est constitué des membres de la famille du défunt et des leaders de la musique congolaise. Il est dirigé par Verckys Kiamuangana, Président de l’Union des Musiciens (UMUCO), l’unique institution musicale reconnue officiellement par l’Etat. Il est secondé par le doyen Lutumba Simaro, compagnon de longue date et Président du groupe « Bana Ok » où le regretté Ndombe Opetum a évolué jusqu’aux derniers jours avant sa mort. On y retrouve également le jeune Manda Chante qui s’occupe des relations publiques ainsi que Lambio Lambio chargé des finances. L’ancien chorégraphe de Viva-la-Musica a la mission de récolter les contributions de toute personne de bonne volonté. Trois journalistes font partie du comité d’oraison funèbre. Il s’agit de Dieudonné Yangumba (RTNC), Jeannot Ne Nzau Diop (musicographe) et Kalé Ntondo (Le Palmarès). Ces chroniqueurs de musique vont coordonner la couverture médiatique des obsèques de Paul le Noir Ndombe.
Par ailleurs, le comité organisateur a salué le soutien du gouvernement vu sa contribution pour l’organisation des funérailles. Signalons en passant que c’est l’honorable Muzito Adolphe qui a pris en charge les frais de cercueil. Tandis que l’autorité urbaine de la ville de Kinshasa, a payé les frais de la construction de la pierre tombale où va demeurer pour l’éternité le chanteur Paul le Noir Bula ntulu.
Natif de la province du Bandundu, Pépé Ndombe était arrivé à Kinshasa (alors Léopoldville) en 1949, en compagnie de ses parents et de ses frères. Diplômé de l’École Sainte-Marie Notre-Dame, rebaptisée Collège Bosembo, il commença sa vie active en qualité de comptable en 1965 au service du Plan et coordination. Parallèlement à sa carrière musicale, ces dernières années, il a occupé, à plusieurs reprises, le poste de conseiller du ministre de la culture et des arts.
L’une des étapes les plus importantes et remarquables de la carrière de ce chanteur, auteur, compositeur et interprète, aura été sans nul doute celle de l’African Fiesta depuis 1968 auprès de Tabu Ley, puis Afrisa International. Une étape marquée par une série de chef-d’œuvre discographiques avec des titres comme « Hortense », sa toute première chanson gravée sur disque. Cette œuvre le propulse au devant de la scène musicale congolaise et lui permet de devenir une référence parmi les meilleurs auteurs compositeurs de notre musique. Très belle voix, il avait également réussi sa mission de bercer les mélomanes dans d’autres mélopées comme « Longo », « Mystère », « Libala Maloba », « Pauline la préférée », « Na lembi ko juger ». Des messages bouleversants émanant de partout affluent à notre journal dans lesquels les auteurs évoquent la carrière de celui qui a passé les dernières années de sa vie professionnelle aux côtés du guitariste et poète émérite, Lutumba Simaro. Et qui a beaucoup appris de lui.
Bientôt, un album à titre posthume !
Dans Bana Ok depuis 1994, après les années Ok Jazz de Grand Maître Franco Luambo Makiadi (de 1974 à 1989), il a signé quelques titres à succès qui resteront à jamais dans la mémoire collective. Dans le lot, on retiendra « Voyage na Bandundu », « Héritier » « Youyou », « Mawe », « Elysée » et le légendaire tube « Macha-Macha ». Dans cette chanson « Macha-Macha », Ndombe chante la mort et évoque le sort injuste réservé quelquefois aux veuves et aux orphelins, notamment la spoliation et la confiscation des avoirs familiaux. Appelé affectueusement Ya Pépé par ses adulateurs, le chanteur quitte brusquement la scène musicale alors qu’il préparait en studio son nouvel album de 10 tubes en solo nommé « Tendresse » qui finalement sera un album posthume...|
Jordache Diala
Jordache Diala
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