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Adieu Yannick Tshituka Tshikuma !
Kinshasa, le 26/05/2012
Très triste de perdre un fils, à fleur d’âge. Yannick, 22 ans, est désormais de l’autre côté. Heureusement que la main de l’Eternel est et a toujours été avec lui. Ce qui, aux dires du Révérend Mboyo Iseka Lifela, Aumônier de son état, peut encore rassurer ses frères, sœurs, amis et connaissances, sans oublier ses parents dont l’absence de Yannick ne saurait être compensée, ni comblée sans faire appel à l’amour de Dieu, Lui, qui est le rédempteur de l’Univers et qui sait sonder les cœurs et les reins.
Hier, en effet, La Prospérité a pu lire sur les visages des uns et autres, les traces indélébiles d’une émotion profonde, lors du dépôt des gerbes de fleurs. Tous, alors presque tous, habillés en vêtements noirs, accouraient, pour rendre les derniers hommages à Yannick Tshituka Tshikuma, peu avant son inhumation intervenue, en début d’après-midi, au cimetière de Benseke Nouvelle Cité.
Des témoignages, des messages et autres mots de consolation n’ont pas suffi, pour arrêter cette marche inexorable de Yannick, le petit Papa, une traversée brusque et impromptue, un coup fatal à l’affection des siens, pour rejoindre, à sa manière, l’au-delà. L’histoire retiendra la présence à ses obsèques de nombreuses personnalités. D’abord, Patrick Muyaya, l’ami intime de Eric Tshikuma, Coordonnateur de la Cellule de communication de l’Assemblée Nationale et, du reste, frère aîné de l’illustre disparu.
D’autres figures étaient là. Le rendez-vous était tel que personne parmi les étudiants de l’UPC mais également, au niveau des jeunes du Quartier, de l’église et de tous les milieux côtoyés par Yannick, ne pouvait, en tout cas, rester insensible. Voilà tout. Tout est vanité, rien que vanité, dit-on. L’homme est donc parti. Avec lui, l’histoire d’un étudiant aux allures d’un brave combattant s’est écroulée, comme un château de sable mouvant. Adieu Yannick, Adieu petit Papa ! Devait-on lire sur les affiches, comme pour se régénérer à la faveur de ce qu’il aurait dû être, si la crise, si petite soit-elle, ne l’avait pas poussé à tirer, soudainement, sa révérence.
Temps forts
Forte émotion en famille, forte émotion dans les cœurs immaculés de tous les intimes. C’est la désolation totale. C’est donc le désarroi. Pleurs, larmes et vifs regrets. Tels sont les mots clés à retenir des obsèques de Yannick Tshituka Tshikuma. L’on en sait un peu plus sur cette histoire de mort, avec son aiguillon que d’ailleurs, un beau jour, le Christ a vaincu, après son passage à la Croix de Golgotha. Enfin, Yannick a laissé, certes, une famille debout mais, en sanglots. Frères et sœurs, amis et camarades étudiants ont assisté à un culte d’actions de grâce. Th. Mboyo Iseka Lifela, l’Aumônier, n’a-t-il pas exhorté tout le monde à se ressaisir devant l’infamie mêlée aux courroux que procure le mystère de la mort ? Pour lui, au fait, Dieu a donné, c’est lui qui a retiré. Le reste n’est que baliverne d’Alibaba. Après tout, chacun de nous sera rattrapé. Chacun aura, sans nul doute, son jour de fin de périple sur terre.
Témoignages
Ses camarades et amis gardent de lui des souvenirs : «il était un homme du peuple, très affecté, il nous aidait à résoudre plusieurs problèmes de l’auditoire », témoigne le Cp de G1 Droit, à l’UPC.
« Yannick était un frère et un réconfort pour beaucoup d’entre nous, chaque jour qui passe son sourire et ses actes ont marqué notre vie. C’était un garçon très souriant, gentil, très affectueux mais Dieu a décidé de nous séparer ; nous prions l’Eternel qu’il le reçoive et le garde auprès de lui », a déclaré le Président des étudiants de l’Université Protestante au Congo.
Un de ses amis proche au nom de Rais Mutoto a martelé : « j’ai l’ai connu, il ya delà cinq ans. C’était un moment inoubliable, il ne se fâchait pas quels que soient les problèmes et les difficultés, il était toujours joyeux. Il me prêchait aussi. Dans l’auditoire, il parlait avec tout le monde.
Qui était-il ?
Né le vendredi 20 avril 1990 à Kinshasa, le frère Yannick Tshituka Tshikuma était étudiant à l’UPC en G1 Droit. Il a commencé par ses études primaires au collège Bosembo de Lingwala. Puis, successivement, ses humanités à l’école Mafuta, Saint Perpétue et à l’Institut de l’Espoir où il a déclenché son diplôme d’Etat. Il était un chrétien. Dans la famille, il était une grande référence lorsqu’il s’agissait, par exemple, de trouver des solutions aux multiples problèmes de la vie sociale.
Paix a son âme !
LPM, Laurianne & Alta
La Pros.
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