Des mesures sont d’ores et déjà envisagées pour éviter la paralysie de la ville province demain. C’est une bonne chose. Apparemment, les laboratoires sont en branle alors qu’il ne devrait s’agir, dans un premier temps, que de donner des ordres précis et clairs, à des agents où la discipline est la mère des armées. Les agents de l’ordre s’entend. Notre police, ce n’est un secret pour personne, ne protège plus personne. La présence d’un agent de l’ordre à côté des populations civiles a cessé depuis longtemps d’être une opportunité de sécurisation. Comme si cela ne suffisait pas, une autre réalité dure, celle là, est vite venue supplanter la première. La présence d’un agent de la Police spéciale de roulage (PSR) sur les artères de la ville fait réfléchir plus d’une fois le conducteur des taxis, taxis-bus et autres bus. Simplement parce que ce dernier est en train de se demander s’il réussira à le convaincre de passer sans lui laisser quelques sous. Pour rien. Parce que tous les autres font comme ça. Cette trouvaille a tellement enrichi ces agents qu’ils n’ont pas manqué d’intéresser d’autres complices pour venir apprendre à extorquer le petit peuple, sans défense, en s’enrichissant sur son dos. On a vu des pères de famille céder leur tenue aux enfants, aux neveux ou autres cousins, le temps de se taper 5.000 Fc par jour et puis au suivant.
Quand un conducteur enfourche son véhicule, et qu’il se trouve face à face avec un PSR, il lui passe par la tête mille et une idées à la fois. Surtout s’il sortait tout droit d’un garage et que la course du moment était la toute première de la journée. Il y en a qui ont laissé leur véhicule rouler sur les agents de la PSR plus d’une fois, soit sur le boulevard Lumumba, avant les travaux d’aménagement entrepris par les Chinois, ou encore sur l’avenue Kasai, leur sanctuaire le plus apprécié. Jusqu’ à un passé récent, le général Oleko tirait les oreilles de ces inciviques mais c’était sans compter avec les plus gradés que lui, mieux avec l’indiscipline caractérisée qui ne peut jamais être balayée en un jour, comme par un coup de baguette magique.
Remettre de l’ordre là où règne le désordre est un travail de longue haleine qui ne peut porter des fruits que quand on le fait avec conscience et conviction, mais et surtout avec amour.
Tous les Kinois se souviendront de ce qui s’est passé à l’époque de Mzee avec les Kadogo. Des instructions étaient édictées et suivies à la lettre. Les inciviques traqués et la paix s’était installée dans le secteur. Mais Mze parti, le mal congolais a repris du chemin et même pire, s’est amplifié. Jusqu’à paralyser deux jours durant la vie dans la plus grande ville de la République. Qui l’aurait cru !
Les autorités sont donc interpellées. Où on se contente de sa solde et on reste dans la Police ou l’on trouve qu’il n’y en rien à gagner et qu’on claque la porte. Nulle part au monde une police a été un lieu de débauche. La population ira accuser les malfrats chez qui ? Répondez au peuple svp !
La Pros.
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