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Industries Congolaises
Remy Musungay sur les dures réalités de l’UPAK
Kinshasa, le 21/05/2012
S’activant en visite d’inspection de peu d’industries qu’il y a en RD-Congo, le vendredi 18 mai dernier, en sa qualité du tout frais Ministre en charge de l’Industrie et PME, Remy Musungay qui a effectué une descente sur terrain à l’Usine de Panification de Kinshasa, Upak, a pris la mesure exacte d’un état des lieux très éprouvant de cette importante unité productrice de pains.
Il faut dire, pour commencer, que cette industrie, la plus vieille d’entre toutes qui opèrent aujourd’hui, parce que comptant des longues années au départ de 1964 et, vraisemblablement la plus grande du point de vue de l’importance de sa taille de la main d’œuvre employée, fournissant ainsi en direct et en indirect des milliers d’emplois sécurisés aux congolaises et congolais est, actuellement, dans une situation d’une fiscalisation non équitable. C’est la première difficulté dans laquelle se trouve cette entreprise présentement, au point de s’être trouvée contrainte à un arrêt historique de production en double temps. Soit du 12 au 14 et du 19 au 24 mai 2012. C’est véritablement une espèce de paralysie qui a causé multiples préjudices. D’abord à l’usine elle-même. Ensuite aux millions des consommateurs Kinois et autres congolais d’arrière-pays ayant une préférence particulière à la qualité du pain Upak. A ces consommateurs, il faudra ajouter plus de 1,3 millions d’hommes et femmes : dépositaires, revendeurs et surtout revendeuses qui sont en passe de perdre tout espoir dans un environnement socio-économique difficile où ils voient leurs emplois dramatiquement menacés.
Cette situation inattendue et imprévisible d’arrêt de production qui a frappé cette grande industrie de panification est la première difficulté palpée par Remy Musungay et sa délégation en marge de leur visite à l’Upak. Tout autant le mobile inexplicable qui est en cause, c’est-à-dire, l’assujettissement non équitable de l’Upak à la taxe sur la valeur ajoutée, TVA en sigle.
Le burlesque dans ce problème est que, l’Upak s’en trouve l’unique industrie obligée de payer la TVA dans le secteur congolais de panification. Très concrètement, c’est la farine de froment qu’elle importe qui est mise en fiscalité de la TVA alors que la farine de froment produite localement en est exemptée. Et pourtant, du temps de l’application de l’ICA, et la farine de froment importée et celle produite localement étaient toutes exemptées. D’où le questionnement : comment peut-on justifier que l’esprit initial de la réforme fiscale en RDC induisant ainsi l’application de la TVA soit aussi tourmenté ? Car, le Gouvernement, prévenant la hausse significative des produits de consommation stratégiques, c’est-à-dire, des consommation de haute portée, notamment le ciment gris importé, la farine de froment importée et produite localement, le pain, le lait ainsi que les produits pharmaceutiques, avait convenu de les exempter de la fameuse TVA.
Le Huc dans cette sorte de fiscalité à deux vitesses est que la farine importée par l’UPAK en est frappée. Il s’agit là d’une espèce d’équation à décrypter pour justifier l’absence d’équité et, en même temps, un cercle de quadrature qui entame la logique initiale de la TVA par rapport au social des congolais.
La situation d’arrêt de production à l’UPAK et la probable précarité de son fonctionnement liées à cette injustice fiscale doivent, d’après beaucoup d’observateurs, interpeller le Gouvernement congolais.
Pour en dire plus sur les difficultés que connaît l’UPAK, il faut ici rappeler l’incendie terriblement dommageable de la nuit du 5 au 6 mars 2010 qui affecte jusqu’à ce jour la capacité financière et industrielle de ce fleuron de l’industrie de panification œuvrant en RD-Congo. D’où alors une espèce de détresse qui est la sienne. Que le Gouvernement de la RD-Congo, qui est aujourd’hui porté de par son programme sur la modernisation capable d’influencer positivement le niveau social de son peuple, daigne s’intéresser en ordre d’urgence à la protection des industries de la RDC, gage inévitable du redressement national. D’autant plus que les industries, à l’instar de l’UPAK, assurent, en effet, une production de consommation des masses, tout en générant les emplois dans un pays qui en a énormément besoin.
Dossier à suivre.
A.G
A.G
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