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Guerres à l’Est, le CNDP rejette toute responsabilité
Kinshasa, le 09/05/2012
Les échauffourées qui ont éclaté à l’Est de la RDC continue à faire couler beaucoup d’eaux sur le pont. Des réactions fusent de partout pour condamner ces actes de barbarie. La dernière en date est celle du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), accusée par plus d’un, d’être à la base de cette situation. Sa Direction Politique est sortie de sa réserve pour éclairer la lanterne de l’opinion. Son Président, le Sénateur MWANGACHUCHU HIZI Edouard a, dans une déclaration faite depuis Goma, le 29 avril dernier, condamné avec force la reprise des hostilités. Ce, avant de préciser que le CNDP est accusé à tort dans cette affaire. Les unités entières des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont actuellement en situation de mutinerie dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu, a-t-il argué. Et d’insister que la résurgence qui prévaut actuellement à l’Est de la RDC trouve ses racines dans l’échec évident du processus d’intégration des éléments issus des mouvements politico-militaires au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Lisez plutôt en intégralité la déclaration du CNDP au sujet de la reprise des combats au Grand Kivu.
La direction politique du CNDP, Parti politique membre de la Majorité Présidentielle, qui a toujours milité pour une solution politique négociée, dans le forum de la réconciliation tel qu’exprimé dans les accords du 16 janvier et du 23 mars 2009, condamne avec force la reprise des hostilités et souhaite apporter à l’opinion nationale et internationale les éclaircissements suivants relatifs à la situation sécuritaire qui prévaut actuellement dans les provinces du Nord Kivu et Sud Kivu.
1. Des unités entières des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) sont actuellement en situation de mutinerie dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu. Elles se sont soustraites de leurs chaînes de commandement et se sont retirées de leurs positions respectives antérieures pour des raisons sécuritaires. Ce retrait a été effectué afin d’éviter toute possibilité de confrontation violente avec leurs collègues et compagnons d’armes. Malheureusement, ces forces sont actuellement l’objet de plusieurs attaques militaires, les forçant à se défendre tout en évitant une escalade majeure du conflit armé. Cette situation désastreuse provoque des morts d’hommes, des pillages et des déplacements massifs des populations civiles innocentes.
2. Cette situation de mutinerie a été fréquemment décrite dans les médias tant nationaux qu’internationaux comme un mouvement d’auto-défense initié par un Général des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) menacé par un mandat d’arrêt international. Cette interprétation, qu’elle soit basée sur l’ignorance des faits réels sur le terrain, ou plutôt sur une tentative de détourner l’opinion publique ; est totalement incorrecte et manipulatrice ; car l’officier ci-haut cité continue à travailler sous le commandement de la hiérarchie des FARDC.
3. La direction politique du CNDP voudrait souligner que, la résurgence qui prévaut actuellement trouve ses racines dans l’échec évident du processus d’intégration des éléments issus des mouvements politico-militaires au sein des Forces Armées de la République Démocratique du Congo.
4. Il est important de souligner que le gouvernement de la RDC est entièrement responsable de la situation qui prévaut aujourd’hui à cause du non- respect des accords de paix du 16 janvier et du 23 mars 2009 signés à Goma.
5. La direction Politique du Congrès National pour la Défense réitère son attachement aux accords de paix précités et estime qu’à ce stade il est encore fort possible de mettre fin à cette situation qui menace dangereusement la stabilité du pays.
Pour ce faire, les recommandations suivantes devraient être observées :
a. Au Gouvernement de la République Démocratique du Congo :
- Ordonner l’arrêt immédiat des hostilités au sein de l’Armée pour la sécurité de nos populations.
- Prendre en charge les déplacés et les réintégrer dans leur milieu d’origine dans le plus bref délai.
- Revenir sur l’application stricte des accords de paix du 16 janvier et du 23 mars 2009.
b. A la Communauté internationale
- Pousser les autorités de la RDC à respecter les accords de paix précités et à privilégier le dialogue, comme moyen pacifique de règlement des conflits.
- Venir en aide aux déplacés.
c. A la Monusco
- De jouer son rôle d’assurer la sécurité des personnes et de leur biens.
Fait à Goma, le 29 avril 2012
Pour la Direction Politique du CNDP
Sénateur MWANGACHUCHU HIZI Edouard
Président
La Pros.
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