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Matata a 24 heures pour convaincre !
Kinshasa, le 08/05/2012
*Près de 311 élus du Peuple ont pris part à la plénière de ce lundi 7 mai 2012 où l’équipe gouvernementale dirigée par Augustin Matata Ponyo et son programme ont été présentés à la Représentation nationale. Organisés en groupes parlementaires, les Honorables Députés ont décortiqué, plus de 9 heures de débat, avec près de 50 intervenants, les différentes articulations du programme d’action du Gouvernement. Plusieurs questions touchant à l’économie, l’emploi, le social, la sécurité, l’éducation, la révision constitutionnelle, la justice, les élections à venir, la décentralisation, les infrastructures, les mines et hydrocarbures, les télécommunications, rien, en tout cas, n’a été oublié. De l’avis du plus grand nombre, ce programme a été suffisamment enrichi. Il mérite, ce faisant, d’être adopté, quand bien même, les Députés affirment attendre encore sa mise en œuvre. Prenant la parole à la fin du débat, à minuit passée, l’Honorable Minaku Ndjalandjoko, Président de l’Assemblée Nationale, a suspendu la séance, en accordant un délai de 24 heures au Premier Ministre, pour préparer sa réponse aux préoccupations des Députés. Aubin Minaku a félicité ses collègues, pour leur participation active et leur sens de patriotisme. Rendez-vous est donc pris pour ce mercredi 9 mai 2012 à 11 heures justes. Ce sera certainement le moment ‘’M’’ où le cabinet Matata sera investi.
C’est sous une salve d’applaudissements des membres des familles biologiques et membres des partis politiques des personnalités nommées au Gouvernement que Matata Ponyo a présenté son cabinet. Ce, avant d’exposer son programme d’action devant la représentation nationale, en précisant, dès le départ qu’un chronogramme était en annexe. Cependant, dans leurs interventions, les Honorables Députés, toutes tendances confondues, ont déploré le caractère non chiffré du programme et l’absence de ce chronogramme qui parait n’avoir pas été considéré, par le Premier Ministre, comme le préalable incontournable, pour emporter l’adhésion des élus du peuple. Comme on pouvait s’y attendre, la question de l’Est a pris le dessus sur toutes les autres questions. Actualité oblige !
Certains Députés, réalistes, estiment que Matata n’aura pas de temps de grâce, le mécanisme de sa nomination ayant été élastique. Ceci, à cause de l’élasticité de la mise en place des institutions issues des élections du 28 novembre 2011. Conséquence, soutiennent certains élus du peuple, près de 5 mois perdus sur l’exercice 2012 sans qu’il n’y ait la loi budgétaire.
D’autres encore pensent que si le programme n’a pas été chiffré, c’est compte tenu du temps, l’urgence de mettre en place un Gouvernement devant prendre en main la marche du pays devenant capital. Aussi, pensent ceux-ci, les estimations budgétaires chiffrées à USD 48 milliards pour 5 ans, soit USD 5 milliards pour 2012, 7 milliards pour 2013, 10 pour 2014, 12 pour 2015 et, enfin, 14 milliards pour 2016, sont réalistes et seront réalisées et, voire dépassées si les mesures d’encadrement sont prises et suivies. Ici, la faiblesse de la lutte contre la corruption et l’impunité a été indexée.
Tout au long du débat, nombreuses propositions ont été faites au Premier Ministre, entre autres, évaluer les différents partenariats publics- privés afin de ne tenir compte, cette fois-ci, que des partenariats productifs. D’autre part, il a été demandé à Matata Ponyo de veiller aux éléments qui doivent assurer la croissance de 5 à 7 % attendue, même si à ce taux, cette croissance ne pourra nullement venir à bout de multiples problèmes de la RD-Congo.
De la rétrocession et de la péréquation, le vœu d’un plus grand nombre d’élus est de voir le Gouvernement Matata rompre d’avec la lourdeur de l’exercice dernier, en débloquant régulièrement la rétrocession de 40 % due aux provinces.
Et, comme on pouvait s’y attendre, deux blocs se sont dessinés, à savoir, d’un côté, la majorité qui exprime, nonobstant quelques amendements, son soutien indéfectible au programme présenté par le PM Matata Ponyo Augustin, estimant que c’est un programme ambitieux, réaliste et salutaire. Et, de l’autre, l’Opposition qui considère, pour sa part, que ce programme est irréaliste et annonce déjà l’échec. Ici, on argue que les propositions faites par le gouvernement sont moins audacieuses.
De l’avis du plus grand nombre, ce programme a été suffisamment enrichi. Il mérite d’être adopté.
Nombreux, en tout cas, attendent sa mise en œuvre, même s’ils donnent le carton vert à Matata.
‘‘Vous allez réussir, vous êtes travailleur, discipliné…’’, a lâché un élu de la Majorité, du haut de la tribune.
A la fin du débat, l’Honorable Minaku Ndjalandjoko, Président de l’Assemblée, a suspendu la séance, en accordant un délai de 24 heures au Premier Ministre, pour préparer sa réplique en rapport avec toutes les préoccupations des Députés. Aubin Minaku a félicité, naturellement, ses collègues, pour la participation active et le sens de patriotisme.
Rendez-vous est donc pris pour ce mercredi 9 mai 2012 à 11 heures.
La Pros.
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