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Election du Bureau définitif Opposition : les Députés en colère !
Kinshasa, le 12/04/2012
*Alors que l’attention de tous les Congolais est focalisée sur l’élection et l’installation ce jeudi 12 avril 2012, des membres du Bureau définitif de l’Assemblée Nationale, un lever des boucliers qui s’apparente à un blocage ou à une petite crise s’observe à l’hémicycle. En effet, les Députés de l’opposition, selon les sources concordantes, ont carrément décidé de bouder la plénière d’aujourd’hui, en dépit de son importance. Que veulent-ils et que cherchent-ils, eux qui ont choisi de servir la nation, ayant reçu mandat du peuple Congolais ? Toute la question est là. En toile de fond, indique-t-on, l’opposition s’insurge contre l’immixtion de la Majorité dans le choix des candidats de l’Opposition. Il est question de ne pas servir de caution démocratique au pouvoir dans la « nomination » des membres d’un Bureau monolithique et monocolore, a-t-on souligné. Mais, des sources crédibles, au Palais du Peuple, ont laissé entendre que le choix de l’opposition est tombé sur Sami Badibanga de l’UDPS et Mme Angélique Milemba du MLC. C’est là toute la trame de l’affaire. Cependant, il reste de connaître les modalités pratiques de ce boycott. L’opposition sera-t-elle dans la salle et s’abstiendrait-elle quant au vote ou va-t-elle tout simplement sécher la séance plénière ? Tout compte fait, la plénière de ce jour pourra bien livrer le secret de ce que sera la préfiguration des débats et de vote des lois à la chambre basse.
En tout cas, tous les ingrédients sont réunis pour que l’élection, aujourd’hui jeudi, 11 avril 2012, des membres du Bureau définitif de l’Assemblée Nationale, connaisse des secousses à l’image d’une tempête qui souffle à l’hémicycle. Alors que les sept candidats en course battent inéluctablement campagne, l’opposition, elle, s’en va-t-en guerre contre la Majorité Présidentielle, pour avoir proprio motu opéré un choix des candidats devant occuper les deux postes réservés à l’opposition. Ce faisant, et d’une seule voix, l’opposition a décidé de sécher la plénière à cause de l’immixtion de la Majorité dans ce qu’elle considère comme plates-bandes lui reconnues par la loi. Pour enfoncer les clous, un Député de l’opposition soutient qu’il est question de ne pas servir de caution démocratique au pouvoir dans la « nomination » des membres d’un bureau monolithique et monocolore.
Véritable nœud gordien
A l’opposition, l’on croit savoir que la majorité se lance dans la violation flagrante des lois et règlements de la République en s’immisçant dans le choix de l’opposition. Pour elle, en effet, deux Députés posent désormais problème. Il s’agit de Tshimanga Bwana de l’ADR, de François Muamba et de Kombo Nkisi Thimothée. Si pour le premier, l’on argue qu’il n’est plus de l’opposition parce qu’ayant déjà fait allégeance au pouvoir. Pour le second, l’on soutient qu’il n’est plus de l’UDPS. Qui d’autres doivent-ils postuler au bureau pour compte de l’opposition ? Certaines sources crédibles ont laissé entendre que les deux postes de l’opposition seraient attribués aux Députés Sami Badibanga de l’UDPS et de Mme Angélique Milemba du MLC.
Modalités pratiques de boycott
Puisque l’opposition a confirmé de ne pas prendre part à l’élection des membres du Bureau définitif, la question majeure reste de savoir, s’il y a une modalité pratique, pour ce faire. Les uns affirment que l’opposition sera présente dans la salle, mais ne participera pas au vote. D’autres sont d’avis que la meilleure façon de manifester le mécontentement, c’est de ne pas se présenter à l’hémicycle. Mais, là aussi se pose un problème, connaissant bien que très souvent, l’opposition ne fait pas bloc, en raison du manque de structuration qui la caractérise. D’où vient qu’à l’heure qu’il est, personne ne sait dire avec exactitude quel sera le mode opératoire de ce boycott.
Petite crise factice
Face à une majorité écrasante, il y a lieu de souligner que la position de l’opposition ne pèsera pas sur la balance, tant qu’aucune incidence majeure ne se posera lors du vote, l’Assemblée Nationale siégeant valablement à la majorité absolue des membres qui la compose, précise l’article 118, alinéa 1 de la Constitution. Une autre question, c’est qu’après le vote et l’installation du Bureau définitif, l’opposition va-t-elle réintégrer l’hémicycle et accepter de se laisser diriger par un Bureau contesté ? Un analyste pense que ce serait un non sens de pouvoir bouder la plénière de ce jeudi et se laisser diriger, juste après, par le bureau issu d’un vote boudé. Alors, doit-on parler d’une petite crise factice ?
La Pros.
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