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En marge du débat scientifique à l’UCC
Kakese Malela convie les politiques congolais au dialogue
Kinshasa, le 23/03/2012
Après une éclipse de quelques mois sur la scène politique congolaise, au lendemain de la publication des résultats de l’élection présidentielle, le candidat Président de la République Kakese Malela François Nicéphore a choisi de se faire entendre à travers sa participation au Colloque organisé, pendant trois jours, soit du 20 au 22 mars 2012, à la Faculté de Droit et de Science Politique de l’Université Catholique du Congo (UCC), sous la houlette de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), avec l’appui de la Fondation Konrad Adenouer. Intéressé à tout point de vue par le débat scientifique axé sur le thème : « Les défis de la bonne gouvernance politique et juridique en Afrique du troisième millénaire ? », Kakese Malela s’est prêté à la presse, à la clôture de ce colloque, pour émettre un avis quant à la situation politique du pays. De la crise qui divise la classe politique et à la lumière de tout ce qui a été développé lors des débats à la suite des interventions pointues des scientifiques, le Président national de l’Union pour le Réveil et le Développement du Congo (URDC), invite la classe politique congolaise au dialogue. Mais, de l’impression qu’il a eue de ce colloque, Kakese a fait savoir, en homme qui aime la science, que l’expertise locale est importante et qu’elle doit être mise à profit pour reconstruire autrement l’avenir du pays. C’est là qu’il a prié les politiques et les autres scientifiques à échanger constamment. L’homme ne s’est pas limité là. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir aussi des étudiants d’autres universités et d’autres scientifiques africains être associés à de tels échanges.
Le congolais vit le mobutisme sans Mobutu
L’amphithéâtre de l’Université Catholique du Congo (UCC) a connu une ambiance singulière, du 20 au 20 mars courant, avec la tenue du colloque dont les sous-thèmes aussi variés que riches en quintessence ont été débattus. Entre autres, « Le droit et la démocratie comme postulats naturels », par le Cardinal Francesco Coccopalmerio, « Les constitutions africaines octroyées d’avant les indépendances », par le Professeur Vunduawe, « La perstroïka et le cadre politique africain des années 1990 », par le Professeur Z’Ahidi Arthur Ngoma, vice-Président honoraire de la RDC, « Le monopartisme comme organisation politique », par le Professeur Arsène Muaka…
Ainsi, réagissant sur l’intervention portant sur le monopartisme, Kakese Malela a soutenu qu’après avoir pourtant combattu Mobutu, pour l’instauration du pluralisme, il se rend compte que le congolais vit le mobutisme à 300% sans Mobutu. « Cela remet en cause tout le sens du combat mené », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que l’heure est venue pour que le cours de civisme soit approfondi pour que des concepts comme éducation, démocratie, élection, pouvoir et opposition, nation…, soient bien compris de façon que dans la formation des partis politiques, qu’il y ait des partis forts avec des leaders forts, non des extrémistes, non corruptibles encore moins opportunistes.
Au demeurant, l’attention des participants était focalisée sur les questions de droit et de bonne gouvernance, pour l’avènement d’une société juste. C’est raison que le message a été lancé aux participants de cultiver et appliquer le droit, c’est-à-dire le bien de toute personne humaine.
La Pros.
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