Vers un arbitrage !
Kinshasa, le 20/05/2013
En dépit de quelques actions posées ça et là, dans le cadre de l’organisation des élections, notamment celles des Gouverneurs et vice-gouverneurs de la province de l’Equateur, les dirigeants de la centrale électorale sont actuellement entrain d’expédier les affaires courantes, même si aucun texte ne le dit, expressis verbis. L’ambiance qui règne au sein de cette institution, faut-il le souligner, est celle de fin de règne. Et pour cause ! La loi qui organise la nouvelle CENI est d’application stricte. Les tractations sont très avancées, en ce que le délai prévu pour les dépôts des listes par composante est déjà forclos. C’est dire, en clair, que ce qui est fait se trouve désormais sur le bureau du Président de l’Assemblée nationale, Aubin Minaku. C’est parce que son institution joue le rôle de facilitateur pour l’installation du bureau de la CENI. Curieusement, c’est dans un désordre indescriptible que cela se fait pour certaines composantes. Une confusion générale et généralisée, note-t-on, car la ruée est telle que l’on ne sait qui va exactement présider à la destinée de cette institution d’appui à la démocratie. La société civile de la diaspora a déposé, quant à elle, le nom de son candidat. Les différentes sociétés civiles, en interne, se sont livrées au même exercice ; sans oublier les confessions religieuses. Au sein de celles-ci, un nom est sorti du lot. C’est celui de l’Abbé Apollinaire Malumalu, l’ancien patron de la Commission Electorale Indépendante (CEI) de triste mémoire. Malgré certaines élucubrations attribuées à l’église catholique, qui semble s’opposer à ce choix, le nom de ce dernier serait déjà transmis auprès de Minaku. Et, même si l’on est en droit de soutenir que le processus de désignation des membres de la CENI est mal parti, il reste qu’il sera soumis à un arbitrage. C’est non sans raison. Aubin Minaku, qui réceptionne le four tout, s’érigera en arbitre, pour départager les positions antagonistes affichées quant aux postes à pourvoir au bureau de la centrale électorale. Alors, ce sera pour quelle neutralité dès lors que l’arbitre affiche les couleurs de la Majorité présidentielle ? Mais, que doit-il faire face à cet imbroglio qui s’installe ? A cette lancinante question, d’aucuns estiment que Minaku laissera les Députés se prononcer librement avec probablement l’idée que c’est la Majorité qui va décider en dernier ressort. Cette position peut être nuancée. Car, à plusieurs reprises, des dissensions ont éclaté au sein de cette composante sur cette question. Par ailleurs, l’opposition se signale avec un son tout à fait étrange. Elle exige, avant tout dépôt de la liste de ses membres à la CENI, que soit réglé l’épineux problème du porte-parole de l’opposition. Question. Minaku en tiendra-t-il compte ou passera outre cette exigence et à quel prix ? La prochaine plénière de l’Assemblée nationale sera déterminante quant à ce.
La Pros.
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